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Mots et mets
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Mots et mets
6 juin 2016

Le petit chaperon rouge

 

Pour illustrer mes Galettes au beurre du Petit Chaperon Rouge, voici un extrait de ce conte de Charles Perrault. Parfait pour accompagner le goûter des tout-petits!

Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu'on eût su voir ; sa mère en était folle, et sa mère-grand plus folle encore. Cette bonne femme lui fit faire un petit chaperon rouge, qui lui seyait si bien que partout on l'appelait le petit Chaperon rouge.
Un jour sa mère, ayant cuit et fait des galettes, lui dit : « Va voir comme se porte ta mère-grand, car on m'a dit qu'elle était malade, porte-lui une galette et ce petit pot de beurre. » Le petit Chaperon rouge partit aussitôt pour aller chez sa mère-grand, qui demeurait dans un autre village. En passant dans un bois elle rencontra compère le loup, qui eut bien envie de la manger ; mais il n'osa, à cause de quelques bûcherons qui étaient dans la forêt. Il lui demanda où elle allait ; la pauvre enfant, qui ne savait pas qu'il est dangereux de s'arrêter à écouter un loup, lui dit : « Je vais voir ma mère-grand, et lui porter une galette avec un petit pot de beurre que ma mère lui envoie. »
— Demeure-t-elle bien loin ? lui dit le loup.
— Oh ! oui, dit le petit Chaperon rouge, c'est par-delà le moulin que vous voyez tout là-bas, à la première maison du village.
— Hé bien, dit le loup, je veux l'aller voir aussi ; je m'y en vais par ce chemin ici, et toi par ce chemin-là, et nous verrons qui plus tôt y sera. »

D'après Charles Perrault

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14 mars 2015

La petite maison dans la prairie: gourmandise à dévorer!

Enfant, durant un long été de vacances à la montagne, j'ai dévoré tous les tomes de "La Petite maison dans la prairie". J'en garde un souvenir émerveillé d'aventures au grand air, de frissons devant les épreuves de la famille Ingalls, de nostalgie en voyant les filles grandir,... et aussi de gourmandise, terrible, car le roman est ponctué de formidables descriptions de repas partagés, de la maman qui cuisine pour sa nombreuse famille et d'odeurs appétissantes qui traversent tout le récit. Combien de fois il m'a semblé sentir jusqu'à ma chambre l'odeur des biscuits au maïs, si parfumés et odorants! Bonheur de la lecture qui permet de ressentir, au plus profond de soi, tant d'expériences si fortes!...

Aussi, en lien avec mon dernier article (Soupe crémeuse de maïs au poulet), voici un extrait de ce formidable roman.

Résultat de recherche d'images pour "la petite maison dans la prairie roman"

Les biscuits au maïs

Maman mit une certaine quantité de grains de café dans le moulin afin que Marie se charge de les moudre. Laura emplit la cafetière avec l'eau que Papa venait de rapporter, puis Maman la plaça dans les braises. Elle y déposa aussi la marmite de fonte.

Pendant que celle-ci chauffait, Maman mélangea de la farine de maïs, du sel et de l'eau, puis elle façonna cette pâte en petits biscuits. Elle graissa la marmite avec une couenne de lard, y déposa les biscuits e maïs et mit le couvercle de fonte. Papa ratissa quelques braises par dessus le couvercle, pendant que Maman découpait en tranches du porc salé. Elle fit sauter ces tranches dans une poêle à frire à trois pieds. Cette poêle avait des pieds courts pour pouvoir être posée direcetement dans les braises.
L'eau du café se mit à frémir, les biscuits à monter, la viande à frire, et tout cela dégageait des odeurs si délicieuses que Laura se sentait de plus en plus affamée.

Laura Ingalls

16 janvier 2015

"Les noisettes sauvages"

Les noisettes de ma précédente recette (Bouchées marcocaines aux noisettes) m'ont fait penser à ce roman de Robert Sabatier que j'avais dévoré enfant: "Les noisettes sauvages". Il s'agit de la suite des "Allumettes suédoises", formidable récit qui met en scène le jeune Olivier, dans le Montmartre populaire et coloré des années 30. Dans "Les noisettes sauvages", Olivier part en Auvergne, retrouver ses racines familiales. Là-bas, il est l'érudit, le parisien. Il va alors découvrir la richesse et la force de ceux qui ne sont pas allés longtemps à l'école, mais savent se servir de leurs mains et de leur coeur...

Les noisettes sauvages

"Un matin où sa jambe lui faisait plus mal qu'à l'ordinaire, le pépé troqua à regret ses énormes esclops (sabots) contre de grosses pantoufles à triple semelle de feutre. Gagné par la mélancolie, il fit à Olivier ses confidences que l'enfant n'oublierait jamais et qui marqueraient sa vie future :

- Tu vois, petit, je suis le premier des Escoulas à avoir su lire et écrire, le premier !

- Avant, on ne savait pas ? Comment on faisait ?

- Les nouvelles venaient par la bouche et la bouche n'est pas toujours fidèle. Dans notre famille, aussi loin que tu remontes dans le temps, tu trouves des travailleurs, des charpentiers, des forgerons comme mon propre père et mon grand-père, des bouviers, des tâcherons. Moi, le désir d'apprendre m'a tenaillé quand j'avais seize ans. Une sorte de honte qui m'a pris. Je me sentais comme une bête, je devenais hargneux, je me cachais pour pleurer comme une madeleine. A l'époque, pour subsister, on travaillait de cinq heures du matin à dix heures du soir comme des esclaves. On se nourrissait de soupe, d'un peu de lard le dimanche..."

Robert Sabatier, "Les noisettes sauvages"

 

27 mai 2014

Tourbillon de meringues en rose et blanc!

meringues girly

 

Voilà bien longtemps que je n'ai plus pris le temps de venir écrire quelques mots.. et pourtant, ce n'est pas l'envie qui m'en manque! Pour me faire pardonner, voici une petite recette tout en douceur et en tendresse. Succès garanti chez nous... notamment chez mes deux mistinguettes qui m'en réclament à chaque occasion et tout particulièrement pour leurs goûters d'anniversaire!

Ingrédients:

- 70 gr de blancs d'oeufs 
- 140 gr de sucre en poudre
- 1 gousse de vanille
- 1 pincée de sel

- Quelques gouttes de colorant liquide rouge ou rose

1) Sortir les oeufs du frigidaire 1 heure avant de commencer la recette (afin que les blancs "montent" mieux!)


2) Fendre la gousse de vanille et récupérer les graines  parfumées. Réserver dans une soucoupe.


3) Séparer les blancs des jaunes.


4) Dans un grand saladier, mettre les blancs avec la pincée de sel et les battre quelques minutes au fouet à main (afin de ne pas les "agresser!)


4) Fouetter ensuite au fouet électrique (si vous en avez un!). Quand les blancs commencent à être bien fermes, ajouter petit à petit le sucre en continuant à battre.


5) Terminer en ajoutant la vanille pendant les denières secondes où vous battez.


6) Préparer votre poche à douille. L'ouvrir le plus largement possible et, à l'aide d'un pinceau, faire 3 ou 4 grands trait de colorant depuis la douille jusqu'en haut de la poche. Verser ensuite l'appareil à meringue dans la poche.

7) Pocher les meringues sur une plaque recouverte de papier cuisson.


8)  Enfourner th. 100 environ 1h.

Le p'tit truc: Les marbrures vont se faire toutes seules pendant que vous pochez vos meringues! Suivant le nombre de traits que vous faites, les dessins obtenus ne seront pas les mêmes! Vous pouvez vous amuser à faire différents essais ou varier les couleurs!

 

meringues girly 2

 

Merci de votre visite! Je vous souhaite une excellente soirée gourmande!

3 février 2016

Des livres! Des livres!

 

Les vacances approchent à grands pas! Peut-être cherchez-vous un bon bouquin à emmener sur les pistes ou à savourer au chaud, blotti devant un feu de bois? Et pour ceux qui n'ont pas de congés, pas de souci: lire après une grosse journée de travail est le meilleur délassement! 

Voici donc quelques-unes de mes dernières lectures...

 

Le joueur d'échecs de Stéfan Zweig

En 1941, le narrateur, à bord d'un paquebot, assiste à la rencontre entre le champion du monde d'échecs et un mystérieux joueur qui est le seul à réussir à le battre, mais semble pourtant très malheureux de jouer. Le narrateur va découvrir l'effroyable histoire de ce joueur. Par le biais de cette fiction, Zweig dénonce toute l'horreur de la barbarie nazie.

Extrait: "Mais, si dépourvues de matière qu'elle paraissent, les pensées ont aussi besoin d'un point d'appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle." (p.56)

Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

Ce roman épistolaire raconte 24h de la vie d'une femme qui se croit trahie par son amant. Durant un jour et une nuit, elle lui écrit sans cesse, passant par toutes les étapes de l'amour et de la haine. Ce roman devient ainsi un vrai traité de la jalousie et de toutes ses subtilités.

Extrait: "C'en est fait! Tout est perdu cette fois: amour, honneur, tout... Le coup a été affreux; mais il est un bienfait du Ciel: il m'a rendue à moi-même, j'ai retrouvé tout mon courage". (p.107)

L'ignorance de Milan Kundera

Il est toujours très difficile de résumer un roman de Kundera! Disons qu'il y est question de destins croisés, d'émigration entre Paris et Prague, de savoir trouver sa place (ou pas) dans un pays, une famille. Et enfin de personnages marquants comme Josef et Iréna, et celui, ironiquement tragique, de Milada.

Extrait: Ca n'a aucun sens de leur raconter tout cela. Récemment encore tout le monde se disputait, chacun voulant prouver qu'il avait souffert plus que l'autre sous l'ancien régime. Tout le monde voulait être reconnu victime. Mais ces compétitions de souffrance sont terminées. Aujourd'hui, on se vante du succès, pas de la souffrance. Si on est prêt à te respecter, ce n'est pas pour ta vie difficile, mais parce qu'on te voit avec un homme riche à tes côtés." (p.43)

Et vous, avez-vous des livres à me conseiller?

 

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7 octobre 2013

Le livre de la jungle

Pour illustrer mon post précédent (Le gâteau de la jungle), je vous propose un petit extrait du Livre de la jungle de Rudyard Kipling. C'est un roman envoûtant sur le monde de la jungle... peut-être pas si éloigné de notre monde moderne! Kipling, merveilleux auteur, a su concilier roman d'aventures, roman d'initiation, réflexion sur la société,... A lire et à faire lire à nos enfants! (Sans oublier la merveilleuse version en dessin animé avec l'inénarrable Baloo!).

Ici, un extrait que je trouve très beau et poétique: la description de Bagheera, la panthère.

Le livre de la jungle

Une ombre tomba au milieu du cercle. C'était Bagheera, la
panthère noire. Sa robe est tout entière noire comme l'encre, mais
les marques de la panthère y affleurent, sous certains jours,
comme font les reflets de la moire. Chacun connaissait Bagheera,
et personne ne se souciait d'aller à l’encontre de ses desseins, car
Tabaqui est moins rusé, le buffle sauvage moins téméraire, et
moins redoutable l'éléphant blessé. Mais sa voix était plus suave 
que le miel agreste, qui tombe goutte à goutte des arbres, et sa
peau plus douce que le duvet.

Rudyard Kipling

29 septembre 2015

"Sur la route" de J. Kerouac

Pour illustrer mon article sur les "Petits pains pour hamburgers maison", je cherchais bien sûr un texte américain et celui qui s'est imposé à moi est  le texte si unique, saccadé et brûlant de Jack Kerouac, "Sur la route". Il me semblait trahir son souffle que de le mettre en français, alors, pour une fois sur mon blog, je vous le partage en anglais!

(Illustration: Photographie de Charles Clyde Ebbets... qui me donne toujours le vertige chaque fois que je la regarde!!)

So in America when the sun goes down and I sit on the old broken-down river pier watching the long, long skies over New Jersey and sense all that raw land that rolls in one unbelievable huge bulge over to the West Coast, and all that road going, and all the people dreaming in the immensity of it, and in Iowa I know by now the children must be crying in the land where they let the children cry, and tonight the stars'll be out, and don't you know that God is Pooh Bear? the evening star must be drooping and shedding her sparkler dims on the prairie, which is just before the coming of complete night that blesses the earth, darkens all the rivers, cups the peaks and folds the final shore in, and nobody, nobody knows what's going to happen to anybody besides the forlorn rags of growing old, I think of Dean Moriarty, I even think of Old Dean Moriarty the father we never found, I think of Dean Moriarty.”

Jack Kerouac, On the road

20 mai 2015

Un gâteau de pirate!

gâteau pirate 1

 

L'an dernier, notre Petit Bonhomme nous avait demandé un anniversaire sur le thème des pirates! Au programme, grand jeu de piste à travers le parc à la recherche du trésor de Barbe Rousse, bataille navale (sur la terre ferme, vive l'imagination des enfants!!), messages codés,... et beaucoup de fous-rires!

Pour le goûter, un gâteau rigolo (et pour une fois très vite fait!) spécial petits pirates affamés!

Ingrédients (pour 6 personnes):

- un gâteau au yaourt et au jus d'orange (voir recette Ici)

- de la pâte à sucre blanche et bleue

- du colorant marron et jaune

- des perles de décoration et du sable en "bonbons"

- quelques bonbons pour la décoration

1) Faire le gâteau au yaourt (voir recette ici) et le laisser bien refroidir.

2) Etaler la pâte à sucre bleue et en recouvrir une grosse moitié du gâteau.

3) Colorer la pâte à sucre blanche en jaune et l'étaler par dessus le gâteau en laissant déborder de manière irrégulière sur "la mer".

4) Avec la pâte à sucre restante, modeler un coffre à trésor. Le laisser durcir, puis le remplir de petits bonbons dorés pour simuler un trésor. Finir par modeler les charnières du coffre à l'aide d'un peu de pâte à sucre et de bonbons.

5) Disposer le coffre sur la plage, ajouter quelques bonbons pour décorer (bijoux tombés à terre, crocodiles dans l'eau, etc...)

Le p'tit truc: N'étant pas très habile en pâte à sucre, je ne me suis pas lancée dans la confection du bonhomme, mais ai utilisé un playmobil!

 

Bâteau pirate 2

7 avril 2015

Le goût des mots

En lien avec mon dernier article (Filet de loup, légumes printaniers, crème légère à la mélisse) , cette petite citation, de Dany Laferrière, que j'aime beaucoup tant elle donne de la consistance et de la saveur aux mots.

(Image: "Le baiser de l'opéra" de mon cher Doisneau!)

 

 

"C'est un goût étrange que celui des mots, pas si différent du goût d'un fruit mûr, du poisson frais ou même d'un baiser sous la pluie."

L'Art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière 

19 septembre 2013

Odeur de menthe...

Pour illustrer mon précédent article (Mini tartelettes choco-menthe), j'aime relire ce vers de Claude Roy, mystérieux et envoûtant, tout comme la menthe et sa saveur poivrée...

(Illustration: La nuit étoilée de Van Gogh)

vincent-van-gogh-13

 

"Elle est venue la nuit de plus loin que la nuit à pas de vent de loup de fougère et de menthe voleuse de parfum"

Claude Roy

 

29 juillet 2014

Autobiographie d'une courgette

Je cherchais comment illustrer mon article précédent (Pesto de courgettes au basilic), quand m'est revenu le titre d'un roman jeunesse: "Autobiographie d'une courgette" de Gilles Paris.

C'est un roman bouleversant qui parle d'un jeune garçon maltraité par sa mère qui l'appelle "Courgette". Un jour la mère meurt (je vous laisse lire le roman pour savoir dans quelles conditions...) et Courgette va être placé par un juge dans un foyer, avec d'autres enfants. S'ensuit alors un long chemin vers la rédemption et l'apaisement, sous les yeux de Raymond, un gendarme plein d'affection, et de Camille, une petite fille délurée et pleine d'humour. Si le thème est douloureux, le ton est souvent drôle et les réflexions de Courgette nous emportent dans un univers plein de fantaisie et de bon sens mêlés.

Autobiographie d'une courgette

 

Quelques phrases de Courgette:

« Depuis tout petit, je veux tuer le ciel à cause de maman qui me dit souvent : - Le ciel, ma Courgette, c’est grand pour nous rappeler qu’on n’est pas grand-chose dessous. »

"Je pensais à mon géant de père et à sa tête dans les nuages et je me disais que le ciel avait fait du mal à maman et qu’un jour je la vengerais comme dans les films et que je tuerais le ciel pour qu’on ne voie plus jamais les nuages qui pissent que du malheur."

« Les rides, c'est rien qu'une boîte à questions pas posées qui s'est remplie avec le temps qui s'en va. »

« Les adultes, des fois, ça dit des trucs stupides à cause de la peur qui leur dévore le cœur.

Ils feraient mieux d’écouter le silence."

"Des fois, les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l’enfant qui dort à l’intérieur."

Gilles Paris

 

29 mai 2014

La grande librairie, fin de saison!

Ce soir, remarquable émission "La grande librairie", dernière de la saison, hélas! De l'intelligence, du débat, de la réflexion et Flaubert pour finir: "on ne lit pas pour se distraire, on ne lit pas pour s'instruire,... on lit pour vivre". A méditer!
L'émission sera retransmise dimanche soir à 23h20: tous à vos postes!

17 avril 2014

Quelques idées pour un menu de Pâques!

Pour ceux qui cherchent encore des idées pour leur menu de Pâques, voilà quelques suggestions pour un repas de fête printanier

(cliquez sur les liens en couleur!):

Apéritif:

-Le hérisson gourmand 

Facile et plein de gaîté, il convient particulièrement pour les grandes tablées et s'adapte à tous les goûts!

- Mini-moelleux aux asperges

Parfaitement de saison, ces mini-moelleux offrent gourmandise et originalité à votre apéritif

- Caviar de poivron, citron vert et piment doux

Une petite recette pleine de couleur dans laquelle on trempe des légumes ou des biscuits sans complexte, en toute convivialité

- Verrine de panna cotta au fromage de brebis, coulis de poivron, son asperge et sa tomate confite

Une idée plus "chic", pour un début tout en raffinement.

Entrées:

Charlotte aux asperges, jambon cru et tomme de brebis

Une entrée raffinée et élégante, avec des produits de saison

- Mille -feuilles printanier

De la gourmandise et des saveurs qui éclatent en bouche pour cette entrée colorée et ludique.

Oeufs mi-coque, mi-brouillés au saumon

Les oeufs s'imposent à Pâques... et tout particulièrement dans cette version du chef Stéphane Raimbault!

Plats:

- Brochettes de St Jacques, pommes confites et beurre de cidre

Une recette élégante et raffinée

Cassolette de cabillaud et grosse crevette, crème de poivron à l'estragon

Un plat convivial et parfumé qui connaît toujours un grand succès chez nous!

Charlotte d'agneau à l'aubergine

L'agneau de Pâques, évidemment, mais revisité dans une présentation originale!

Desserts:

- Panna Cotta à la vanille, coulis de fruits rouges, quelques pistaches

Le dessert vite fait par excellence, mais qui offre un joli visuel et de belles saveurs

- Dacquoise au chocolat et aux noisettes

Une recette de Pierre Hermé, pour un dessert élégant. Prévoir un peu de temps de cuisine.

- Carpaccio de fraises et à sa crème à l'hibiscus

Beaucoup de fraîcheur et de gourmandise dans ce dessert.

- Tarte aux fraises et fenouil confit, crème à l'anis vert

Surprenez vos invités avec cette association de saveurs originale: un grand succès chez nous chaque fois!

Les mignardises:

- Merignues délicatement vanillées

A servir avec le café, ces petites meringues rencontrent toujours un franc succès!

- Macarons à la violette

Ils séduisent toujours autant... et le parfum de la violette fait tellement printemps!

- Les petits sablés d'antan

Croquants et bien parfumés, ils se dégustent au café ou dans l'après-midi

 

Et bien sûr, vous pouvez aller voir l'Oeuf gourmand et surprise de Pâques: un dessert en trompe l'oeil qui fait toujours son petit effet!

oeuf vanille ananas1

 

Je vous souhaite un très beau week-end de fête, gourmand et joyeux!

 

17 février 2014

"Comment voyager avec un saumon?"

Pour illustrer mon précédent article (Filet de saumon sur lit de poireaux), j'ai tout de suite pensé à un petit ouvrage drôlatique que j'ai lu il y a déjà quelques années: "Comment voyager avec un saumon?" de Umberto Eco. C'est un recueil de textes parodiques, des pastiches sur des sujets d'apparence anodine, mais au fond plus sérieux qu'il n'y paraît. Pour moi, pas le meilleur d'Eco, loin de là, mais un bon moment de lecture tout de même.

Ici, voici un extrait amusant qui dépeint les repas en avion...

(Illustration: "Antibes" de Nicolas de Staël)

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"Les anciens fabulistes nous l'ont appris, pour empêcher un renard de boire dans un verre, il suffit que ledit verre soit étroit et haut. Les verres des avions sont bas, évasés, de véritables cuvettes. Et bien évidemment, par une loi physique, tout liquide ne peut qu'en déborder, même sans l'aide des turbulences. Le pain n'a rien de la baguette française, dans laquelle il faut mordre et tirer fort même quand elle est fraîche, c'est un type particulier d'agglomérat de semoule qui, dès qu'on le saisit, explose en un nuage de poudre très fine. En vertu du principe de Lavoisier, cette poudre ne disparaît qu'en apparence : à l'arrivée, vous découvrez qu’elle est allée s'accumuler sous votre séant, emplâtrant tout l'arrière de vos pantalons. Quant au gâteau, soit il ressemble vaguement à une meringue et il va faire pâte avec le pain, soit il vous dégouline sur les doigts, quand votre serviette en papier est désormais imbibée de sauce tomate, et donc inutilisable".

Umberto Eco

29 avril 2013

Petite chronique ordinaire d'une provinciale chez Conticini et Pierre Hermé

Paris 1

 Un week-end à Paris en amoureux... depuis que nous en rêvions! Les enfants chez les grands-parents, les billets réservés, les valises remplies de chauds lainages (dame, on "monte" à Paris!)... nous voilà enfin à la gare de Lyon pour trois courtes mais belles journées dans la capitale: "A nous deux, Paris!"

Voilà donc un petit partage autour des Mots et des Mets (je vous éviterai les visites, les musées, les flâneries,... qui n'ont d'intérêt que pour ceux qui les ont vécues!...).

Du côté des mets:

Un gros petit déjeuner le matin, pas de repas à midi, mais un bon goûter gourmand dans l'après-midi, qui nous a permis de découvrir quelques belles adresses où nous rêvions d'entrer!

Le premier jour: "La pâtisserie des rêves", de Philippe Conticini!

 

conticini

Boutique bientôt mythique, pâtissier tellement médiatique... A première vue, une boutique ultra séduisante où les gâteaux sont mis en scène, présentés comme des objets précieux enchâssés dans leurs vitrines. Mais hélas, petite déception en s'approchant: Un magasin pas très propre (sol sale,  vitrines pas très nettes,..) et des gâteaux exposés qui ont visiblement trop attendus avant d'être changés: la crème du mille-feuille a séché et craquelle par endroits, les tartes ne sont pas aussi nettes qu'on l'attendrait en tel lieu... Petit bémol aussi concernant les vendeuses, très froides et vite impatientes. Quel dommage dans un endroit dédié à la gourmandise! Peut-être sommes-nous tombés un mauvais jour? Mais nous en repartirons légèrement déçus... Côté goût: nous nous laissons tenter par le fameux Paris-Brest, élu meilleure pâtisserie de Paris. Là, ouf!, pas de déception, mais un grand moment plaisir: la pâte à choux est parfaite, la crème onctueuse et légère à la fois. Une belle dégustation!

Le 2ème jour: "Hugo et Victor" (incontournable pour une blogueuse gourmande de chocolat comme de littérature, hein?!)

Hugo et Victor

 

La boutique est superbe, très soignée, et les matérieux comme les éclairages sont d'une belle élégance. Les pâtisseries sont présentées comme des bijoux sertis dans des écrins. Elles sont joliment travaillées et on admire la présentation de chaque pâtisserie. Petit bémol une fois de plus sur la vendeuse qui s'est occupée de nous: par pitié, Mesdames, dans une boutique comme celle où vous travaillez, laissez-nous le plaisir de tout regarder, c'est le meilleur moment que celui du choix! Accueil très froid et impatient, alors que nous sommes seuls dans la boutique: c'est dommage. Côté goût, nous nous sommes laissé tenter par des demi-sphères caramel-chocolat aux fruits de saison: un très joli visuel, le chocolat est brillant, les intitulés prometteurs. Petite déception à la dégustation: on s'attendait à plus de finesse. Les parfums ne sont pas clairs en bouche et les arômes se confondent. Les promesses du visuel ne comblent pas les papilles. Mais nous n'avons pas goûté les pâtisseries.

3ème jour: Nous terminons en beauté par l'incontournable Pierre Hermé!

Pierre Hermé

La boutique peut sembler plus simple que les deux précédentes, mais elle est pleine de vie et de gourmandise. La présentation des gâteaux est superbe et dès le premier coup d'oeil nous savons que le choix sera difficile. Les pâtisseries sont très belles, très joliment dressées et toutes débordent de générosité et de gourmandise. L'accueil est cette fois excellent et les vendeuses formidables de gentillesse et de sourire: quel bonheur!

Côté dégustation: le choix est tellement difficile que nous faisons les vrais gourmands (bon, on n'a rien mangé depuis tôt ce matin, il est 17h et nous avons marché toute la journée...!): nous goûtons une "tarte Miraflorès": la pâte est parfaite, les fruits très parfumés et le poivre rouge donne une saveur inédite et parfaitement équilibrée à l'ensemble. Moi qui étais plus sceptique sur cet assemblage, me voilà conquise! Ensuite: "Tarte infiniment vanille": un émerveillement! On a envie de plonger dans douceur de cette pâtisserie. Le visuel est parfait et le goût aussi: une pâte craquante, une double crème onctueuse et terriblement légère... On voudrait juste avoir la recette et le coup de main, là, tout de suite, pour essayer de refaire une telle merveille! Enfin, nous terminons par un "2000 feuilles": je crois qu'il s'agit de la meilleure pâtisserie jamais mangée de ma vie! Un feuilletage parfait, une crème légère et terriblement parfumée, un équilibre sensationnel sur l'ensemble. Un bilan exceptionnel pour ce grand monsieur de la pâtisserie!

M. Hermé, si d'aventure vous décidiez un jour d'ouvrir les portes de votre cuisine à quelques gourmands, juste pour le plaisir des yeux, juste pour le bonheur des papilles, surtout faites-moi signe!....

Je voudrais terminer cette petite balade gourmande en vous partageant un joli moment clin d'oeil: un couple, assis à la terrasse des "deux magots", plus tout jeune et tout amoureux, complices comme seuls peuvent l'être ceux qui ont déjà tant partagé. Il est 18h et sous un doux soleil  de printemps, ils partagent avec un bonheur visible une assiette avec un beau camembert, fait à point, et deux verres de vin rouge... Belle image de gourmandise, toute simple, mais tellement évidente...

 

Du côté des Mots:

Il y aurait tant à dire! Paris, capitale des Lettres et de quelles lettres! Le verbe est partout et la rime volette en tout coin de la ville! Du fin fond du Louvre jusqu'aux ruelles de St Germain, dans les tasses du Thé des écrivains jusqu'aux chambres d'un hôtel aux noms d'auteurs, tout respire la littérature et la jouissance des mots. Bonheur de flâner, jusqu'à plus soif, dans les traces de ceux qui ont pensé, qui ont dit, qui ont écrit... 

 

les mots

 

Petit clin d'oeil de fin: à Paris la poésie est partout pour qui sait la voir. Sur les quais de la gare, on peut voir des bornes où est inscrit: "Achat - retrait - échange". Certaines lettres ont été effacées par le temps ou le vandalisme, qui, l'un comme l'autre, font parfois bien les choses... Sur l'une des bornes, il reste: "_chat - _et_ait - __ange": "chat était ange": si cela n'est pas de la poésie pure!

Pas de doute, Paris sera toujours Paris!

rue du bac

Merci de votre fidélité et de votre passage!

9 juillet 2013

Violettes de mon enfance

Pour illustrer mon dernier article (Macarons à la violette), je vous propose ce beau texte de Colette, dans les Vrilles de la vigne, qui évoque, par le biais de ces jolies fleurs, les doux souvenirs de son enfance. Colette qui, par la magie de sa plume et l'amour de la nature, sait rendre poétique tout ce qui l'entoure. Et j'aime l'idée que, par la simple évocation de quelques fleurs, elle ressuscite toute une palette de souvenirs et de sensations, effleurés, évoqués, et tellement forts...

(Illustration: Violettes de Suzanne Valadon)

Les violettes

« Et les violettes elles-mêmes, écloses par magie dans l’herbe, cette nuit, les reconnais-tu ? Tu te penches, et comme moi tu t’étonnes;-ne sont-elles pas, ce printemps-ci, plus bleues ? Plus mauves… non plus bleues (…) Cesse cette taquinerie ! Porte plutôt à tes narines le parfum invariable de ces violettes changeantes et regarde, en respirant le philtre qui abolit les années, regarde comme moi ressusciter et grandir devant toi les printemps de ton enfance !… Plus mauves… non plus bleues… Je revois des prés, des bois profonds que la première poussée des bourgeons embrume d’un vert insaisissable… Violettes à courte tige… et violettes d’un blanc bleu veiné de nacre mauve, – violettes de coucou anémiques, qui haussent sur de longues tiges leurs pâle corolles inodores… Violettes de février, fleuries sous la neige, déchiquetées, roussies de gel , laideronnes, pauvresses parfumées… O violettes de mon enfance ! Vous montez devant moi, toutes, vous treillagez le ciel laiteux d’avril, et la palpitation de vos petits visages innombrables m’enivre…  »

Colette, Les vrilles de la vigne

14 mai 2013

Le loup sentimental

Pour illustrer mon dernier article (La piscine au chocolat des petits cochons), je vous propose un extrait du Loup sentimental de Geoffreoy de Pennart. C'est un conte que j'aime beaucoup et qui a séduit tous les enfants autour de moi, car il démystifie "le grand méchant loup" en évoquant un gentil loup qui quitte le domicile parental avec une liste de ce qu'il peut manger ou pas.. Mais son bon coeur va lui jouer des tours! Le texte est bien écrit, les illustrations sont amusantes et douces, la chute très drôle. En voici donc un extrait.

La rencontre du loup avec les petits cochons

"Lucas reprend sa route, l’estomac dans les talons.
« Je suis vraiment trop sentimental », se dit-il.
Mais il aperçoit bientôt trois porcelets roses, potelés et grassouillets.
« Pourvu qu’ils soient sur ma liste ! »
« Qui êtes-vous, Messieurs ? »
« Nous sommes les trois petits cochons. »
« Parfait. Vous êtes sur ma liste, je vais donc vous manger ! »
« Permets-nous au moins de chanter une dernière fois », implorent les
trois petits cochons.
Lucas acquiesce.
"Au revoir, mes frères, au revoir !
Cachons notre désespoir !
Chantons, chantons pour oublier
Que nous allons nous quitter !"
Mais en les écoutant, il ne peut s’empêcher de songer à ses frères.
« Filez avant que je ne me ravise », grogne-t-il tout bouleversé.
« Je suis beaucoup trop sentimental », ronchonne-t-il. Son ventre
gargouille de plus en plus."

 

Geoffreoy de Pennart

3 avril 2013

la cane de Jeanne

Pour illustrer mon dernier article (L'oeuf gourmand de Pâques)... il fallait bien que je vous propose un petit texte parlant... des oeufs! Pendant un trajet en train que j'ai fait lundi, c'est cette belle mélodie de Brassens qui m'est revenue, et ses couplets concis tout autant que mélodiques. Brassens que je tiens pour un de nos plus grands poètes et que je suis heureuse de partager avec vous aujourd'hui!

(Photo de Brassens par Doisneau (je ne pouvais pas la rater, celle-là, hein?!))

La cane de Jeanne

La cane
De Jeanne
Est morte au gui l'an neuf
L'avait fait la veille
Merveille
Un oeuf

La cane
De Jeanne
Est morte d'avoir fait
Du moins on le présume
Un rhume
Mauvais

La cane
De Jeanne
Est morte sur son oeuf
Et dans son beau costume
De plumes
Tout neuf

La cane
De Jeanne
Ne laissant pas de veuf
C'est nous autres qui eûmes
Les plumes
Et l'oeuf

Tous, toutes
Sans doute
Garderons longtemps le
Souvenir de la cane
De Jeanne
Morbleu

 

Georges Brassens

12 novembre 2012

macarons au caramel de banane

macarons banane - caramel 1

 

Depuis quelques jours les arbres se couvrent de couleurs pourprées...
On marche sur des tapis chatoyants de feuilles doucement tombées...
Le soleil descend plus tôt se coucher dans des teintes flamboyantes...
Alors j'ai voulu, dans ma cuisine aussi, retrouver l'automne et ses merveilles et, quelques blancs d'œufs plus tard, nous avons partagé ces jolis macarons gourmands !

(La recette des macarons vient comme d'habitude de chez Mercotte (merci !) et la ganache est celle de Christophe Felder).

Macarons au caramel de banane

Ingrédients (pour environ 30 petits macarons):

a) Pour les coques:

- 80 gr de blancs d'oeufs (vieux de quelques jours)
- 100 gr d'amandes en poudre
- 270 gr de sucre glace
- 24 gr de sucre en poudre
- 1 pointe de colorant jaune

b) Pour la ganache :

- 150 gr de banane épluchée
- 2 c. s. de jus de citron
- 1 c. s. de rhum brun
- 210 gr de chocolat blanc
- 60 gr de sucre semoule
- 40 de crème liquide entière
- 30 gr de beurre en morceaux

a) Les coques de macarons :

1) Mixer longuement la poudre d'amandes et le sucre glace, puis les tamiser: ne pas négliger cette étape, c'est elle qui va permettre que les macarons ne soient pas tout bosselés!
2) Monter les blancs (sortis du frigo au moins 1h avant) en neige ferme. Sur la fin, ajouter le sucre en poudre.
3) Ajouter très délicatement le mélage amandes-sucre glace aux blancs, à l'aide d'une maryse, ainsi que la pointe de colorant en poudre. C'est ce que l'on appelle le macaronnage! C'est le moment un peu particulier de l'opération, car il ne faut pas il aller trop vigoureusement sous peine de casser les blancs, ni de façon trop timorée car si les poudres ne sont pas bien mélangées, les macarons n'auront pas un bel aspect. A la fin, vous devez avoir un mélange brillant qui "fait comme un ruban" quand on le soulève!
4) Mettre dans une poche à douille et faire des petits ronds assez espacés sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
5) Laisser "croûter" à l'air libre une bonne 1/2 heure.
6) Faire chauffer le four (chez moi 145°, mais cela dépend des fours: la cuisson doit être très précise!), puis poser la plaque de macarons sur une autre plaque froide (normalement il faut 3 plaques les unes sur les autres, mais je n'en ai que 2, et cela marche tout de même!).
7) Enfourner pour 14 min environ. Surveiller attentivement: le dessus ne doit pas virer de couleur, mais le dessous doit être cuit!
8) Sortir du four et attendre quelques minutes avant de les décoller!

b) La ganache :

1) Avec un mixeur, broyer la banane, le jus de citron et le rhum.
2) Hâcher le chocolat.
3) Dans une casserole, faire fondre le sucre jusqu'à l'obtention d'un caramel foncé.
4) Oter du feu et ajouter la crème petit à petit.
5) Ajouter alors la banane citronnée et alcoolisée et mélanger.
6) Incorporer le beurre.
7) Verser la préparation sur le chocolat blanc. Mélanger délicatement et terminer avec le mixeur plongeant pour obtenir une crème bien lisse.
8) Couvrir avec un film et garder au frais jusqu'à durcissement.
9) Garnir les coques de macarons et garder au frais jusqu'au lendemain (ils seront meilleurs !)

Le p'tit truc : Après avoir testé différents colorants pour mes coques, je préfère des colorants en poudre qui n'humidifient pas mon appareil. J'en ai trouvé des complétement naturels chez Cultura.

 

 

macarons banane caramel 2

11 septembre 2012

Courgettes farcies au chorizo et à la brousse

Courgettes farcies brousse chorizo 1

 L'autre soir, en regardant une émission culinaire bien connue sur TF1 (et oui, on a ses petits défauts!!), je me faisais la réflexion qu'il n'y avait vraiment rien d'héroïque à présenter des plats admirables quand on a tous les plus beaux produits du monde, une superbe cuisine, des couteaux bien aiguisés (un peu trop?)... et rien d'autre à faire!

Bien sûr, je ne dénigre pas le travail formidable que certains font et en suis plutôt très admirative... Mais, me disais-je, la cuisine, la vraie, celle qui est vraiment héroïque, c'est celle que l'on fait chaque jour, inlassablement, pour nourrir 5 bouches affamées qui, à heure fixe, veulent: de la quantité, de la variété, de la qualité,...! Se retrouver, chaque jour, devant son frigidaire, et innover, et inventer, et retrouver le désir, sans cesse renouvellé, de faire plaisir par les marmites et les saveurs...

Ca, c'est de l'héroïsme!!!

Voilà pourquoi je vous présente cette petite recette sans prétention, totalement improvisée un soir de manque d'idées.. Et bien, croyez-moi ou pas, nous nous sommes régalés!!

 Courgettes farcies au chorizo et à la brousse


Ingrédients (pour 2 personnes) :


- 4 courgettes rondes
- 8 rondelles de chorizo
- 3 c. à s. de brousse
- 1 gousse d'ail
- De la ciboulette
- Sel, poivre


1) Oter le chapeau des courgettes (le conserver) et évider les courgettes sans les percer au fond.
2) Faire blanchir 5 min dans l'eau bouillante les courgettes, puis les plonger dans l'eau glacée pour stopper la cuisson.
3) Mixer la chair des courgettes avec le chorizo, la brousse, l'ail et la ciboulette.
4) Assaisonner et remplir les courgettes.
5) Enfourner th. 180 environ 20 min. Servir chaud ou tiède.


Le p'tit truc : Suivant vos goûts, vous pouvez choisir du chorizo plus ou moins fort.

 

Courgettes farcies à la brousse et au chorizo 2

6 mars 2013

Le gâteau de Savoie: légèreté et douceur pour l'hiver!

gâteau de savoie 1

Souvenirs tout frais :

Les champs immaculés de neige fraîche…

L’air frais et pur qui remplit nos poumons de citadins…

Les balades à travers les mélèzes tout juste poudrés…

L’ivresse du ski chaque année retrouvée…

Les descentes de luge et ses chutes, mémorables fous-rires !

Les retours au chalet, les chocolats chauds et les goûters…

Les jeux en famille, le partage, les joues rouges de la journée…

Le soleil qui décline, les neiges éternelles enflammées…

Le feu de bois, la bonne odeur de raclette qui se répand…

… et le gâteau de Savoie ! 

(N.B. : Je ne prétends pas posséder la recette vraie et officielle du gâteau de Savoie, mais c’est celle que je fais depuis des années et qui nous régale toujours autant !)

Ingrédients (Pour 8 pers.) :

-          6 œufs

-          300 gr de sucre

-          75 gr de farine

-          75 gr de maïzena

-          Le zeste d’un citron

-          1 p. de sel

 

1)      Mélanger les jaunes d’œufs avec 200 gr de sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.

2)      Monter les blancs en neige avec une pincée de sel. Lorsqu’ils sont presque montés, les serrer en ajoutant progressivement le sucre qui reste et en continuant à battre.

3)      Tamiser la farine et la maïzena. Ajouter les zestes de citron.

4)      Ajouter délicatement 1 c. à s. des blancs à la préparation. Puis ajouter un peu du mélange farine/maïzena. Continuer en alternant blancs et farines. Terminer par la fin des blancs en neige. (Ceci est un coup de main trouvé chez Mercotte : merci Mercotte !)

5)      Beurrer un moule (ici, je n’ai pas le « vrai » moule… mais cela marche aussi !) et le remplir avec l’appareil.

6)      Enfourner th.210 pour 8 min, puis baisser à th.150 pour 30 min.

7)      Laisser refroidir, démouler et recouvrir de sucre glace pour une note gourmande !

 

Le p’tit truc :

-          Vous pouvez varier le goût en remplaçant le zeste de citron par du zeste d’orange, ou encore de l’eau de fleur d’oranger.

-          Recette parfaite pour ceux qui font attention aux calories : aucune matière grasse dans ce délicieux gâteau !

 

gâteau de savoie 2

20 mars 2012

Poème à croquer à pleines dents!

Voilà longtemps que je voulais poster sur mon blog ce poème de Prévert que je trouve génial (comme à peu près tout ce qu’écrit Prévert !). Ma précédente recette (Pommes gourmandes) m’en donne une belle occasion !

(Illustration : « Nature morte à la lampe » Picasso)

Picasso 

 

La promenade de Picasso

Sur une assiette bien ronde en porcelaine réelle
une pomme pose
Face à face avec elle
un peintre de la réalité
essaie vainement de peindre
la pomme telle qu'elle est
mais
elle ne se laisse pas faire
la pomme
elle a son mot à dire
et plusieurs tours dans son sac de pomme
la pomme
et la voilà qui tourne
dans une assiette réelle
sournoisement sur elle-même
doucement sans bouger
et comme un duc de Guise qui se déguise en bec de gaz
parce qu'on veut malgré lui lui tirer le portrait
la pomme se déguise en beau bruit déguisé
et c'est alors
que le peintre de la réalité
commence à réaliser
que toutes les apparences de la pomme sont contre lui
et
comme le malheureux indigent
comme le pauvre nécessiteux qui se trouve soudain à la merci de n'importe quelle association bienfaisante et charitable et redoutable de bienfaisance de charité et de redoutabilité
le malheureux peintre de la réalité
se trouve soudain alors être la triste proie
d'une innombrable foule d'associations d'idées
Et la pomme en tournant évoque le pommier
le Paradis terrestre et Ève et puis Adam
l'arrosoir l'espalier Parmentier l'escalier
le Canada les Hespérides la Normandie la Reinette et l'Api
le serpent du Jeu de Paume le serment du Jus de Pomme
et le péché originel
et les origines de l'art
et la Suisse avec Guillaume Tell
et même Isaac Newton
plusieurs fois primé à l'Exposition de la Gravitation Universelle
et le peintre étourdi perd de vue son modèle
et s'endort
C'est alors que Picasso
qui passait par là comme il passe partout
chaque jour comme chez lui
voit la pomme et l'assiette et le peintre endormi
Quelle idée de peindre une pomme
dit Picasso
et Picasso mange la pomme
et la pomme lui dit Merci
et Picasso casse l'assiette
et s'en va en souriant
et le peintre arraché à ses songes
comme une dent
se retrouve tout seul devant sa toile inachevée
avec au beau milieu de sa vaisselle brisée
les terrifiants pépins de la réalité

Jacques Prévert

25 février 2013

Baguettes magiques au chocolat

 

baguettes magiques 1

 

Une page de vacances : Un petit tour à la bibliothèque, des romans pour les grands, quelques BD en passant, et un cri de Choupinette : « Maman ! Un livre de princesse, avec plein de chocolat !! ».

Plus rien ne peut alors l’intéresser, ni la petite taupe et ses aventures drolatiques, ni les belles pages des contes,… seulement un joli livre de cuisine au titre prometteur : « La cuisine des princesses ».

On se dit que ce sont les vacances et que, vu le froid qui sévit dehors, cela pourra être drôlement sympa de cuisiner ensemble dans une chaude cuisine remplie de l’odeur entêtante du chocolat…

Alors aujourd’hui Choupinette vous propose ses baguettes magiques au chocolat, spécialement réalisées pour des petites fées ! 

(Source : « La cuisine des petites princesses » ed. Hachette pratique)

 

Ingrédients (pour 10 baguettes magiques) :

-          10 gressins

-          60 gr de chocolat noir

-          Des bonbons de sucre colorés

 

1)      Casser le chocolat en petits morceaux et le faire fondre au bain-marie.

2)      Tremper les gressins un par un en les faisant un peu égoutter au au-dessus de la casserole.

3)      Les saupoudrer avec les perles de sucre.

4)      Laisser sécher… puis déguster !

 

Le p’tit truc : Si les petits gourmands sont pressés de dévorer ces jolies baguettes, il  n’est pas besoin de tempérer le chocolat. Sinon, si c’est pour préparer à l’avance, le tempérage permettra un chocolat plus brillant sur la durée.

 

baguettes magiques 2

26 octobre 2011

De la douceur...

Vermeer Delft

 

La douceur de ma précédente recette ( Crème onctueuse au miel et au thym) m'a immédiatement fait penser à la douceur de ce poème de Baudelaire que je vous partage avec un grand plaisir!

(Illustration: "Vue de Delft" de Vermeer, un de mes tabelaux préférés!)

L'invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. (...)

C. Baudelaire

 

18 septembre 2012

Une mer de légumes

 

ventre de paris

 

Quand on lit "Le ventre de Paris", on a envie de se promener avec Claude dans les mythiques halles parisiennes, de plonger dans la mer de légumes qui s'offre à nous, de toucher, de sentir, de brasser cette masse colorée qui jaillit de tous les côtés...

Je ne pouvais donc pas laisser passer mon précédent article (Courgettes farcies au chorizo et à la brousse) sans vous partager ce texte de Zola, foisonnant, gourmand, jubilatoire! Le voici:

(Illustration: gravure montrant l'ancien quartier des Halles à Paris)

Une mer de légumes

Mais Claude était monté debout sur le banc, d'enthousiasme. Il força son compagnon à admirer le jour se levant sur les légumes. C'était une mer. Elle s'étendait de la pointe Saint-Eustache à la rue des Halles, entre deux groupes de pavillons. Et, aux deux bouts, dans les deux carrefours, le flot grandissait encore, les légumes submergeaient les pavés. Le jour se levait lentement, d'un gris très doux, lavant toutes choses d'une teinte d'aquarelle. Ces tas moutonnants comme des flots pressés, ce fleuve de verdure qui semblait couler dans l'encaissement de la chaussée, pareil à la débâcle des pluies d'automne, prenaient des ombres délicates et perlées, des violets attendris, des roses teintés de lait, des verts noyés de jaunes, toutes les pâleurs qui font du ciel une soie changeante au lever du soleil ; et, à mesure que l'incendie du matin montait en jets de flammes au fond de la rue Rambuteau, les légumes s'éveillaient davantage, sortaient du grand bleuissement traînant à terre. Les salades, les laitues, les scaroles, les chicorées, ouvertes et grasses encore de terreau, montraient leurs coeurs éclatants ; les paquets d'épinards, les paquets d'oseille, les bouquets d'artichauts, les entassements de haricots et de pois, les empilements de romaines, liées d'un brin de paille, chantaient toute la gamme du vert, de la laque verte des cosses au gros vert des feuilles ; gamme soutenue qui allait en se mourant, jusqu'au panachure des pieds de céleris et des bottes de poireaux. 

Emile Zola (Le ventre de Paris)

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