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Mots et mets
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Mots et mets
7 février 2018

Petite soirée chez une blogueuse culinaire

 

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Petite chronique ordinaire de la soirée d'une blogueuse...

Les soirs où mon Chéri rentre tard de son travail, j'en profite pour me dire que je vais faire quelques clichés culinaires pour mon blog... Après une journée bien remplie, c'est mon petit espace à moi, mon moment de détente, où j'oublie tout... ou presque!

Le temps que les enfants se lavent les dents et filent au lit (enfin, filent...), commence la phase de profonde réflexion: quel fond? Quel support? Quel message je veux envoyer avec ce plat? J'installe mon petit matériel de photographe bricoleuse, je sors le plat de la cuisine, je couche le lampadaire sur une pile de journaux (oui, parce que la lumière du soir, ce n'est vraiment pas top pour les photos culinaires!)... Je suis profondément absorbée dans mon installation, allongée à plat ventre l'appareil photo à la main (oui, vous saurez tout!!)... quand soudain j'entends la petite voix de Choupinette: "Maman, tu viens me dire bonne nuit? Tu fais quoi?"

Oh my God! Les enfants!!! C'est le phénomène blogueuse: l'amnésie totale au moment de prendre les clichés!

Et là, avant même d'avoir pu répondre spirituellement: "Je finis de corriger encore une copie et j'arrive!", j'entends fuser la réponse des grands: " Ne t'inquiète pas! Tu sais que Maman prend ses haricots verts en photo"! 

Gloups!!!

Choupinette de plus belle: "Oh! Maman! Tu peux aussi me prendre en photo, alors?"

Difficile de répondre à une petite puce qu'elle ne va pas très bien s'assortir avec mes haricots que je tente déséspérement de rendre glamours... Tant pis, faisons vite, un sourire, clic clac, c'est fait! Vite au lit! 

"Mais Maman, pourquoi moi tu ne me mets pas sous le lampadaire pour me prendre en photo?"

"Euh... Tu es tellement jolie comme ça... Pas besoin de tricher pour toi! Tu ne veux pas non plus que je te mette une échalote sur la tête, non? Bon... alors, pas d'échalote, pas de lampadaire! Allez, un bisou et au lit cette fois!"

"Mais, Maman, pourquoi me demandes-tu de ranger bien ma chambre le soir alors que toi tu en profites pour faire le bazar dans le salon?"

"Le bazar... Tu y vas un peu fort, ma Chérie... j'ai juste sorti deux nappes, de la feutrine, des rubans, les assiettes à soupe, les verres à pied, la gousse d'ail, le bouquet de cerfeuil, la cuillère à salade, le citron, la fleur de sel de Guérande,... "

On finit par coucher tout ce petit monde, on revient dans le salon, on regarde le bazar avec l'oeil de Choupinette et là on se dit que, oui, il faut vraiment être un peu fêlée pour faire blogueuse culinaire!

Enjoy!

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19 octobre 2016

Mme de Sévigné et le chocolat

 

Pour illustrer mon précédent article (Le brownie du mercredi), voilà une petite citation de la Marquise de Sévigné qui m'a bien fait sourire! Je vous la partage:

 

« Je pris avant-hier du chocolat pour digérer mon dîner, afin de bien souper ; et j’en ai pris hier pour me

nourrir et pour jeûner jusqu’au soir : voila de quoi je le trouve plaisant; c’est qu’il agit selon l’intention. »

Mme de Sévigné

24 mars 2009

"La vie profonde" Anna de Noailles

arbre_8Déjà, déjà, le printemps est là, qui est arrivé, tout doucement, sans se faire remarquer...

Et moi qui l'ai laissé passer, sans un bruit, sans un geste, juste quelques chants d'oiseaux le matin, un parfum, une senteur...

Alors, pour me faire pardonner, que faire de mieux que vous partager ce magnifique poème d'Anna de Noailles et espérer que, tout comme moi, vous vous laisserez porter, et quue vous viendrez le relire, souvent...

La vie profonde

Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,
La sève universelle affluer dans ses mains !

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l'espace !

Sentir, dans son coeur vif, l'air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre.
- S'élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.

Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du coeur vermeil couler la flamme et l'eau,
Et comme l'aube claire appuyée au coteau
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...

Anna de Noailles

11 mars 2013

Le gâteau de Savoie... et premier de cordée!

Suite à mon précédent article (Le gâteau de Savoie), je ne pouvais pas, amoureuse des sommets comme je le suis, faire l'impasse sur un texte de montagne! Je vous confie donc cet extrait de "Premier de cordée" de Frison-Roche, roman qui a bercé ma jeunesse et que j'ai tant et tant de fois relu!

Roman d'aventures, roman d'amitié mais aussi et surtout roman du dépassement de soi, de la quête de la beauté, du sens de la vie...

Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse avec le texte... et vous invite à vous plonger dans le livre tout entier!

(Illustration: une superbe photo de Pierre Tairraz, photographe de montagne que j'affectionne tout particulièrement.  Son père, Georges, photographe également, a été un grand compagnon de Frison Roche.)

 

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La marche en montagne

…Les alpinistes se souciant peu du paysage, grimpaient indifférents à la majesté du site…A chaque emplacement de repos, Servettaz jetait un rapide coup d'œil vers l'est ; le soleil était encore caché par l'Aiguille verte, toute proche, mais de rougeurs inquiétantes plaquaient le ciel, auréolant sa calotte de glace et de longs écheveaux pourpre s'effilochaient entre les 4 et 5000 mètres. Le ciel fut traversé d'est en Ouest par de légers nuages floconneux poussés par un souffle qui n'atteignaient pas encore les bas-fonds terrestres… 
- Mauvais ! Mauvais ! grommela Servettaz. Les ravoures du matin mettent l'eau au moulin…Lorsque les ravoures… ces longues traînées rouges, paraissent au lever du soleil, c'est signe de pluie pour l'après-midi… 
- As-tu remarqué les ravoures, Georges ?… Non, eh bien, il fallait y prêter attention, le temps se gâte : les ravoures tout à l'heure, et maintenant c'est l'âne qui se met sur le Mont Blanc. Regarde !…Ce nuage isolé dans le ciel et qui heurtait ainsi le roi des montagnes, les guides le connaissaient ; dans le pays on l'appelle l'âne en raison de sa forme bizarre : il signifie le mauvais temps à brève échéance. 
- Continuons ! déclara Servettaz, tant que la Verte n'a pas mis son chapeau, on ne risque rien….

Roger Frison - Roche

4 avril 2011

Le bruit de l'oeuf...

Mon dernier post, Oeufs mi-coque, mi-brouillés au saumon, m'a immédiatement fait penser à ce texte, terrible, de Prévert, appelé ironiquement "la grasse matinée"... Un homme, affamé, dans la rue, regarde à travers la vitre d'un café d'autres hommes prendre leur café crême et leur oeuf coque. Je ne vous livre que le début du poème et vous laisse la curiosité de chercher et découvrir la suite... C'est un texte d'une grande sécheresse, mais, comme souvent chez Prévert, chaque mot sonne juste et net, donnant ainsi encore plus de poids à son propos. Courez les lire, vous ne mangerez plus jamais un oeuf coque de la même manière ensuite!

(Illustration: photo de Joachim Mogarra, artiste contemporain qui, par le regard détourné qu'il porte sur des objets usuels, entrouvre toute une dimension poétique).

 

Mogarra

 

Grasse matinée

Il est terrible
le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim
elle est terrible aussi la tête de l'homme
la tête de l'homme qui a faim
quand il se regarde à six heures du matin
dans la glace du grand magasin
une tête couleur de poussière
ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde
dans la vitrine de chez Potin
il s'en fout de sa tête l'homme
il n'y pense pas
il songe
il imagine une autre tête
une tête de veau par exemple
avec une sauce de vinaigre
ou une tête de n'importe quoi qui se mange
et il remue doucement la mâchoire
doucement
et il grince des dents doucement
car le monde se paye sa tête
et il ne peut rien contre ce monde
et il compte sur ses doigts un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
et il a beau se répéter depuis trois jours
Ça ne peut pas durer
ça dure
trois jours
trois nuits
sans manger (...)

Jacques Prévert (Paroles)

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28 octobre 2008

Joli coeur, tag, et caetera!

coeur  Un immense merci à Miss Isa pour son tag et son gentil commentaire qui m'a fait chaud au coeur...

Un immense merci à Aurélie pour son magnifique coeur qui m'a beaucoup touchée...

A mon tour donc de jouer le jeu... et de répondre aux questions du tag:

Ma principale qualité : Euh... est-ce bien à moi de répondre?!!

Mon occupation préférée : Après le temps passé avec mes petits bouts et mon mari, c'est: lire, lire, lire!

Les qualités que je préfère chez un homme : celles de mon mari!

Les qualités que je préfère chez une femme : celles de mes meilleures amies!

Mes mots favoris : "Il y eut un soir, il y eut un matin"

Ce que je déteste par dessus tout : Parler de moi!! (d'où ces petites pirouettes!...)

A présent, lourde, lourde tâche! Transmettre à mon tour ce joli coeur et ce petit questionnaire à 7 blogs que j'aime! Choix cornélien à assumer! Il y a tant de lieux sur la toile où j'aime flâner, partager, découvrir gourmandises et bonnes idées!

Allons, tranchons:

- le Palais des Lys: un blog merveilleux, avec des recettes très originales, des photos superbes... et une blogueuse très simple et sympathique! C'est mon coup de coeur!

- Chef Nini: des recettes très appétissantes, de belles photos, des explications très claires.

- miamm...amancuisine: pour toutes ses bonnes idées, originales et appétissantes, son humour et ses billets toujours si agréablement rédigés!

- http://carochococo.over-blog.com/: un blog que je découvre juste... mais où je sens que je vais souvent revenir!

- Mon île, ma passion: pour son côté accueillant, ses belles recettes et son île de la Réunion qui fait tant rêver!

- Les petits plats de Trinidad: des recettes qui mettent l'eau à la bouche... et de très belles photos!

- Les gourmandises d'Hanaé: de belles idées de recettes à faire avec les enfants, avec un vrai souci de belles réalisation et un grand sens du détail.

Et voilà! A vous d'aller visiter ces blogs si vous ne les connaissez pas encore: je vous les conseille tous!!

Dernière petite joie que je voulais vous partager aujourd'hui (décidemment, je suis bavarde ce soir!):

Je viens d'apprendre que je suis 3ème au concours "Champignon, la recette", sur le blog 750 grammes. Quelle joie!!! Le chef Régis Marcon, chef de jury, m'envoie son livre de cuisine: c'est promis, dès que je le reçois, je vous partage au plus vite ses bonnes recettes!

Voili, voilou, c'est tout pour aujourd'hui... je n'aurai même pas le temps de rentrer une nouvelle recette!... Ce sera donc pour plus tard!

Au plaisir de vous lire!

26 septembre 2025

Comme un risotto : Crozets et potimarron, vieux Comté et cèpes.

 

J'ai beau être dans le déni le plus complet, il va bien falloir que je l'accepte: l'automne est bel et bien là! En témoignent le froid, la pluie et le vent de la semaine qui nous ont obligés à mettre des épaisseurs en plus et à courir s'abriter rapidement au lieu de déjeuner encore un peu au soleil...

Et comme le week-end ne s'annonce pas tellement plus engageant, je crois qu'il est temps de passer aux choses sérieuses et de dégainer une bonne recette bien réconfortante!

Ca vous tente? ... Alors, c'est parti !

 

Ingrédients (pour 4 personnes):

 

- 280 gr de crozet

- 1 potimarron (environ 500 gr)

- des cèpes (ici, j'ai pris des cèpes surgelés, nature).

- 2 échalotes

- 1 gousse d'ail

- 15 cl de vin blanc

- 100 gr de Comté, si possible un peu vieilli pour plus de saveurs

- du thym

- de l'huile d'olive

- quelques noisettes

- si vous en avez, du bouillons de légumes maison ( 1 l environ); sinon la même quantité d'eau.

- sel et poivre

 

1) Nettoyer le potimarron soigneusement. Couper le en dés pas trop gros (environ 2/3 cm de côté), arrosez d'huile et de thym et enfourner th.210 environ 30 minutes en remuant une fois ou deux pendant la cuisson.

 

2) Pendant ce temps, éplucher et émincer les échalotes et l'ail. Les faire revenir quelques minutes dans une cocotte assez chaude, dans un fond d'huile d'olive. Mélanger et vérifier qu'ils ne prennent pas couleur (sinon cela développerait de l'amertume).

 

3) Ajouter les crozet, puis verser le vin blanc et laisser cuire à petit feu jusqu'à évaporation.

 

4) A côté, faire chauffer le bouillon de légumes. (Si vous n'avez pas de bouillon, faites une infusion légère avec du thym). Ajouter peu à peu ce liquide sur les crozets, au fur et à mesure que ceux-ci l'absorbent. Mélanger régulièrement et surveiller la cocotte afin que les crozets n'attachent pas. Cette cuisson devrait durer une petite trentaine de minutes.

 

5) Pendant cette cuisson, préparer les cèpes comme indiqué sur le paquet. (Pour moi, dans une poêle, avec un peu de beurre).

 

6) Une fois que les crozets sont cuits et encore un peu crémeux, ajouter dans la cocotte le potimarron rôti, le Comté râpé et les cèpes. Mélanger, puis assaisonner.

 

7) Parsemer de quelques noisettes concassées et servez bien chaud!

 

Le p'tit truc: Vous pouvez ajouter un peu de thym frais au moment de servir, cela sublimera le goût!

 

 

 

22 septembre 2025

Barres céréales healthy

 

 

Avec la rentrée, vient son lot de bonnes résolutions: prendre du temps pour soi, aller faire du sport, ne pas se laisser déborder par le quotidien, rester calme en toutes circonstances, ne pas procrastiner, et j'en passe! Toutes ces injonctions sont belles, mais elles ne doivent pas devenir des contraintes contre-productives! En effet, la rentrée, c'est aussi la période des coups de froid, de la charge mentale, de la reprise d'un rythme auquel notre corps et notre tête n'étaient pas habitués... Aussi est-il important de prendre soin de soi et de conserver une alimentation saine pour éviter les coups de barre... mais garder de la gourmandise aussi ;-)

C'est pourquoi ces petites barres de céréales seront parfaites pour les en-cas d'après-midi ou encore après une séance de sport: Accompagnées d'un fruit et d'un fromage blanc 0%, elles vous donneront de l'énergie jusqu'au soir! 

 

Voici la recette devenue fétiche chez nous, remaniée d'après plusieurs recettes trouvées sur le net.

 
Ingrédients (pour une douzaine de barres):

- 180 gr de flocons d'avoine

- 4 cs de purée de noisettes (ou de beurre de cacahuètes)

- 200 gr de compote de pommes sans sucres ajoutés

- 2 grosses poignées d'amandes

- des pruneaux

- 120 de chocolat noir peu sucré

 

1) Ouvrir et récupérer les amandes. Les casser grossièrement.

2) Mélanger les flocons d'avoine, la purée de noisettes, la compote, les amandes et les pruneaux coupés en petits dés.

3) Disposer l'appareil au fond d'un plat rectangulaire préalablement recouvert d'un papier sulfurisé.

4) Enfourner th. 160 pendant 15 minutes. 

5) Pendant ce temps, faire fondre le chocolat au bain-marie. Quand la préparation est prête, verser le chocolat fondu dessus. Laisser refroidir puis disposer au frigo pendant 1h.

6) Découper les barres de la taille souhaitée... et déguster!

 

Le p'tit truc: vous pouvez conserver ces barres céréales une semaine au frais.

Bon appétit! 😀

30 septembre 2013

Le gâteau des animaux!

gâteau des animaux

Il est un âge où les animaux sont des compagnons plus vrais que les copains d'école...

Où l'on croit possible de croiser un tigre au coin de la rue et un lion à la cave...

Il est un âge où on ne s'étonnerait pas de voir parler la girafe et chanter le héron...

Où l'aventure nous attend en bas des escaliers et à chaque tournant...

Il est un âge où on se plaît à découvrir un gâteau coloré habité par tous les animaux adorés... sans danger!

PS: Aujourd'hui, ce n'est pas vraiment une recette, plus une petite idée de gâteau rigolo pour parents en panne d'inspiration!

Ingrédients (pour 8 aventuriers affamés):

- Un gâteau (peu importe lequel, pourvu qu'il soit assez plat!)

- 2 blancs d'oeufs

- 400 gr de sucre glace

- du colorant vert

- du colorant bleu

- 30 gr de chocolat au lait

- des biscuits type "fingers" ou "paille d'or"

1) Une fois le gâteau fait et refroidi (vous pouvez trouver toutes sortes de recettes sur ce blog... ou ailleurs!), le poser sur son support de service.

2) Mélanger les blancs d'oeufs avec le sucre glace, en ajoutant le sucre glace au fur et à mesure.

3) Prélever la plus grande partie et mélanger avec le colorant vert. Napper la partie du gâteau qui représentera l'herbe. Laisser sécher.

4) Quand "l'herbe" est sèche, ajouter 2 gouttes de colorant bleu au mélange oeuf-sucre restant et faire une mare et une rivière. Laisser sécher.

5) Pendant ce temps, faire fondre le chocolat au lait au bain-marie. Dessiner ensuite un chemin avec le chocolat fondu.

6) Décorer ensuite avec des animaux en plastique, des arbres, etc... Faire le tour du gâteau avec des biscuits type "fingers" ou "paille d'or" pour représenter une barrière.

7) Vous pouvez le servir immédiatement ou attendre l'après-midi sans problème!

Le p'tit truc: laissez libre cours à votre imagination pour inventer des éléments de décor...!

12 novembre 2009

"Sous les mets, les mots"

banquet  Merci, mon Chéri, pour ce bel ouvrage de Claude Pujade Renaud, dans la jolie collection "Sous les mets, les mots", toute indiquée pour ta blogueuse d'épouse! Je ne résiste donc pas et en partage une des premières pages que j'ai trouvée très belle, avec un joli clin d'oeil en fin de passage pour le titre de mon blog!

(Tableau: Le banquet de Nastagio degli Onesti de Sandro Botticelli)

Les mets et les mots

." - Je suis excédée de ces modes exotiques (...) je préfère les plats bien de chez nous.
- Par exemple?
- Tiens, une vraie purée. Passée à la moulinette, puis au four. Pas trop gratinée, juste dorée. Une purée d'enfance, quoi! Le dessus à peine croûté, et l'intérieur onctueux...
- Je te rappelle que la pomme de terre nous est arrivée d'Amérique du Sud. Du Pérou, je crois bien.
- Bon, alors un haricot de moutopn, mijoté avec oignons, thym et laurier, plus quelques lardons. Voilà un plat de terroir, un plat canaille, non?
- Désolé de te contrarier, les haricots en grain sont aussi originaires du Nouveau Monde.
- Ah! Tu m'agaces! Et bien, même si c'est italien à l'origine, je me rabats sur des spaghettis à la sauce tomates. Faite maison avec une petite carotte en rondelles, histoire d'amadouer l'acidité de la tomate, un brin de céleri, de la sauge et un très mince filet de lait...
- On en peut plus exotique! Les pâtes proviennent de chine et la tomate du Mexique! (...)
- Bon, qu'est-ce que tu veux me prouver?
- Rien, sinon que les mets comme les mots vagabondent, se sédentarisent, empruntent et essaiement. Nomades poreux aux métamorphoses."

Claude Pujad-Renaud

12 octobre 2009

William Boyd et les tomates

Nicolas_de_sta_l  Le journaliste et écrivain William Boyd, écossais d'origine, partage son temps entre son pays natal et la France pour laquelle il a eu un véritable coup de coeur. Dans son dernier ouvrage, "Bambou", il reprend certains de ses nombreux textes écrits au fil des ans sur son pays d'adoption. En lisant son passage sur les "tomates", j'ai pensé à ma salade aux trois tomates... et je vous partage alors ses réflexions sur ce fruit... visiblement bien lié à la France pour lui!

("Nature morte" de Nicolas de Staël, peintre que j'affectionne beaucoup).

"Dans notre potager, nous faisons couramment pousser entre quinze et vingt variétés de tomates. En juillet et août, je déguste une très goûteuse salade de tomates au moins une fois par jour - salade composée de tomates brunes, pourpres, jaunes, vertes et orange autant que les rouges habituelles. Du coup, je trouve presque impossible d'en manger en Angleterre. Résultat: s'il existe un fruit que j'associe particulièrement à ma vie en France, c'est bien la tomate."

William Boyd

15 juin 2009

"La table d'Yves" à Fayence

FayenceUne fois de plus, un grand merci à vous tous et toutes qui prenez de mes nouvelles avec tant de gentillesse et d'amitié: cela me touche beaucoup!

Cette fois, cela commence vraiment à aller mieux: mon taux d'hémoglobine est bien remonté et la forme revient peu à peu... Ouf! Cet affreuse aventure s'éloigne enfin! Choupinette va très bien elle aussi et grandit bien vite: déjà 2 mois 1/2! Elle distribue tous ses sourires de charmeuse à son frère et sa soeur qui pouponnent à longueur de journée!

Le week-end dernier, toute la petite famille est partie 4 jours direction Fayence, dans le Var: 4 jours de grand repos, de temps pour vivre tous les 5 ensemble, 4 jours de jeux et de rires...

... et de bons repas, puisque nous avons fait quelques petits restos très sympas dans le secteur.

A vous qui, peut-être, êtes dans le secteur ou prévoyez d'y passer pendant vos vacances, deux petites adresses très sympas:

- pour grignoter: "Tilleul-Citron" à Seillans: une petite adresse intime où vous dégustez tartes salées maisons et crèpes parfumées, sous les ombrages, près de la petite rivière du village, à la lumière des bougies quand le soir tombe sur l'horizon... A noter: le très grand choix de thés merveilleusement parfumés et originaux et l'accueil très symapthique!

- pour une belle soirée gourmande: "La table d'Yves" à Fayence. Sur une terrasse ombragée avec une vue magnifique sur le village perché de Fayence, vous laissez doucement tomber le soir, s'éclairer les lumières tamisées, s'illuminer le paysage tout chaud des derniers rayons du soleil... et vous vous croyez partis pour la Toscane...!  Pour 39E, nous avons eu une mise en bouche (velouté glacé carotte-mangue: pas le plus réussi de la soirée: trop de mangue à notre goût, qui l'emporte trop fortement), des asperges tièdes avec leur oeuf poché et vinaigre de truffes (très bien réussi, belle présentation), un risotto de grosses crevettes aux épices douces, tuile au parmesan (épices savamment dosées, belles crevettes croquantes,... néanmoins l'ensemble à peine un peu lourd), crumble de pommes et abricots, crème glacée à la vanille (très bon, mais à mon sens un crumble est souvent trop copieux en dessert après un bon dîner!), mignardises ( panna cotta au limoncello (excellent!), financier aux amandes, guimauve maison). Bref, une bonne table dans la région, pour un bon rapport qualité-prix! A noter: un excellent menu enfant avec mise en bouche "comme les grands", filet de veau, purée de pommes de terre et chips vitelotte ( viande excellente!), glaces, ... et les mêmes mignarides que les Parents (inutile de préciser combien  nos loustics étaient fiers... et comblés!).

En plus, une magnifique citation sur les menus... que je garde pour mon prochain post!

Amis gourmands, à bientôt!

4 janvier 2017

Chanson pour les enfants l'hiver

Pour accompagner la dégustation de mes Petites meringues en Bonshommes de neige, voici un texte de ce merveilleux poète qu'est Jacques Prévert.

(Illustration: P. Bourgeois)

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Chanson pour les enfants l'hiver

Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc
C'est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper ;
Et pour se réchauffer,
S'assoit sur le poêle rouge,
Et d'un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d'une flaque d'eau,
Ne laissant que sa pipe,
Et puis son vieux chapeau.

Jacques Prévert

19 février 2010

Que serais-je sans toi?

Rose_2 

Pour illustrer mes Petits coeurs gourmands en pain d'épices, je ne pouvais que choisir ce superbe poème d'Aragon, "Que serai-je sans toi". Très joliment mis en musique par Jean Ferrat, il a bercé toute mon enfance, et c'est une grande joie pour moi de vous le partager ce soir!

(Merci, mon Chéri, pour ces superbes roses qui illuminent toute la maison!)

Que serais-je sans toi...

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre.
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant.
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre.
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines.
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon.
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines.
Comme au passant qui chante, on reprend sa chanson.
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens de frisson.

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne.
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne.
Tu m'as pris par la main, dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux.
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes.
N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe.
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Louis Aragon

28 février 2013

Les fées...

Mon précédent article (Les baguettes magiques au chocolat) m'a fait penser à cette jolie chanson d'Yves Duteil que j'écoutais enfant.

J'aime la douceur et la poésie avec laquelle Duteil évoque les contes murmurés à son enfant, le soir, pour qu'il s'endorme "plein de rêves et de souvenirs", j'aime la tendre nostalgie qui lui fait évoquer le temps qui passe et les fées qui fuient... Et si d'aucuns trouvent cela un peu mièvre, qu'ils se souviennent de leurs contes d'enfants et des promesses qu'ils portaient et les faisaient grandir...

(Illustration: Une célèbre gravure de Gustave Doré, pour le conte "Les fées" de Charles Perrault)

1312392-Gustave_Doré_les_Contes_de_Perrault

 

Tu ne pouvais jamais dormir
Sans que j´invente pour ton plaisir
Des histoires de magiciens qui font tout avec rien,
Et j´inventais, pour que tu dormes,
Dans la chambre, les soirs de pluie,
Des crocodiles en haut-de-forme
Et des grenouilles en queue-de-pie,
Et des fées à n´en plus finir. {2x}

Y avait la fée aux yeux mauves
Que l´on regarde et qui se sauve,
Et la fée des vents de la nuit
Que l´on appelle mais qui s´enfuit,
Et puis la fée dans la lagune
Qui s´amuse à couper la lune
En milliers de petits morceaux,
Et qui les fait danser sur l´eau.
Et quant à la fée Carabosse,
Elle t´emportait dans son carrosse,
Et tu fouettais les cent chevaux
Jusqu´à la mer au grand galop.
C´est alors que tu t´endormais.
Moi, doucement je m´en allais
Bercer mon cœur de ton sourire
Plein de rêves et de souvenirs,
Et des fées à n´en plus finir. {2x}

Puis, un jour tu as dû grandir,
Toutes les fées ont dû partir,
Avec elles les magiciens
Qui font tout avec rien.
Mais depuis, pour que je m´endorme
Dans la chambre, les soirs de pluie,
Quand les nuits sont trop monotones,
Je repense à nos jours enfuis,
Et les fées à n´en plus finir
Se rappellent à mon souvenir.

Yves Duteil

10 mars 2011

La grande exposition du blanc

Pour illustrer les Meringues délicatement vanille de mon post précédent, j'ai eu envie de douceur et de blanc, de vaporeux et de léger, et tout de suite cet extrait de Zola que j'affectionne beaucoup m'est venu en tête. Il décrit ici une journée spéciale au Bonheur des Dames, ce grand magasin tenu par le visionnaire Mouret, qui a habillé tout son magasin de blanc... Cela va être un succès sans précédent auprès de toutes les clientes, béates d'admiration devant ce spectacle. La description est superbe et l'on voit véritablement se déployer devant nos yeux étoffes et soieries!

(Illustration: Tableau de Jean-Claude Bourgeois, peintre franc-comtois, que je dédie tout particulièrement à mon Mari chéri!)

Bourgeois

 

La grande exposition du blanc

Ce qui arrêtait ces dames, c'était le spectacle prodigieux de la grande exposition de blanc. Autour d'elles, d'abord il y avait le vestibule, un hall aux glaces claires, pavé de mosaïques, où les étalages à bas prix retenaient la foule vorace. Ensuite, les galeries s'enfonçaient, dans une blancheur éclatante, une échappée boréale, toute une contrée de neige, déroulant l'infini des steppes tendues d'hermine, l'entassement des glaciers allumés sous le soleil. On retrouvait le blanc des vitrines du dehors, mais avivé, colossal, brûlant d'un bout à I'autre de l'énorme vaisseau, avec la flambée blanche d'un incendie en plein feu. Rien que du blanc, tous les articles blancs de chaque rayon, une débauche de blanc, un astre blanc dont le rayonnement fixe aveuglait d'abord, sans qu'on pût distinguer les détails, au milieu de cette blancheur unique. Bientôt les yeux s'accoutumaient : à gauche, la galerie Monsigny allongeait les promontoires blancs des toiles et des calicots, les roches blanches des draps de lit, des serviettes, des mouchoirs ; tandis que la galerie Michodière, à droite, occupée par la mercerie, la bonneterie et les lainages, exposait des constructions blanches en boutons de nacre, un grand décor bâti avec des chaussettes blanches, toute une salle recouverte de molleton blanc, éclairée au loin d'un coup de lumière. 
Mais le foyer de clarté rayonnait surtout de la galerie centrale, aux rubans et aux fichus, à la ganterie et à la soie. Les comptoirs disparaissaient sous le blanc des soies et des rubans, des gants et de fichus. Autour des colonnettes de fer, s'élevaient des bouillonnés de mousseline blanche, noués de place en place par des foulards blancs. Les escaliers étaient garnis de draperies blanches, des draperies de piqué et de basin alternées, qui filaient le long des rampes, entouraient les halls, jusqu'au second étage ; et cette montée du blanc prenait des ailes, se pressait et se perdait, comme une envolée de cygnes. Puis, le blanc retombait des voûtes, une tombée de duvet, une nappe neigeuse en larges flocons : des couvertures blanches, des couvre-pieds blancs, battaient l'air, accrochés, pareils à des bannières d'église ; de longs jets de guipure traversaient, semblaient suspendre des essaims de papillons blancs, au bourdonnement immobile ; des dentelles frissonnaient de toutes parts, flottaient comme des fils de la Vierge par un ciel d'été, emplissaient l'air de leur haleine blanche. Et la merveille, l'autel de cette religion du blanc, était, au-dessus du comptoir des soieries, dans le grand hall, une tente faite de rideaux blancs, qui descendaient du vitrage. Les mousselines, les gazes, les guipures d'art, coulaient à flots légers, pendant que des tulles brodés, très riches, et des pièces de soie orientale, lamées d'argent, servaient de fond à cette décoration géante, qui tenait du tabernacle et de l'alcôve. On aurait dit un grand lit blanc, dont l'énormité virginale attendait, comme dans les légendes, la princesse blanche, celle qui devait venir un jour, toute-puissante, avec le voile blanc des épousées.
– Oh ! extraordinaire ! répétaient ces dames. Inouï !
  

Emile Zola (Au bonheur des Dames)

17 février 2009

Verrines d'avocat à la vinaigrette de tomates

Verrine_avocat

Encore une idée d'apéritif!!... Est-ce mon manque de "vie sociale" en restant allongée toute la journée qui me donne autant d'envies de petits apéros sympas entre copains?!... Je ne sais... mais cette petite verrine est fraîche, simple et très sympa à déguster entre amis... tout en faisant deviner à vos convives les ingrédients qu'elle contient: vous verrez, vous en piégerez plus d'un!

 

Ingrédients (pour 4 verrines):

- 1 avocat bien mûr
- 75 gr de fromage de chèvre
- 25 cl de crème fraîche
- ciboulette
- 1/2 citron
- 4 tomates parfumées
- huile d'olive
- vinaigre balsamique
- échalote



1) Couper les avocats, les couper en morceaux, les mixer très finement avec la crème, le fromage de chèvre, quelques gouttes de jus de citron, la ciboulette, jusqu'à l'obtention d'une mousse épaisse et onctueuse. Assaisonner et mettre au frais au moins 2h.
2) Tremper rapidement les tomates dans de l'eau bouillante, ôter la peau et les graines.
3) Mixer la chair des tomates avec les échalotes. Verser doucement l'huile d'olive afin qu'elle s'amalgame bien aux tomates et terminer par le vinaigre. Assaisonner. Mettre au froid.
4) Remplir les verrines, en commençant par la mousse d'avocat. Servir bien frais, accompagné de gressins par exemple.

Le p'tit truc: Choisir des avocats très mûrs, sans quoi la mousse devient difficilement onctueuse et la verrine moins digeste!

8 décembre 2008

Blanquette de veau à l'ancienne

Ce que j'aime dans les dimanches, c'est se retrouver tous en famille, prendre du temps les uns avec les autres...
Ce que je déteste dans les dimanches, c'est rester des heures aux fourneaux, sous prétexte de préparer un "bon petit repas" pour le déjeuner...
Alors j'aime ces plats d'hiver, préparés à l'avance, qui sont encore meilleurs réchauffés le lendemain.
On peut partir se balader sans contrainte, aller chercher, à travers la colline, mousse et feuillages pour installer la crèche, et revenir, un peu saisis par le froid et le givre, dévorer un bon plat chaud qui nous aura sagement attendu, odorant et parfumé!

Blanquette___l_ancienneIngrédients (pour 4 pers.):

- 1 kg de veau
- 300 gr de champignons
- 75 gr d'oignons blancs
- 2 c. à soupe de farine
- 1 c. à soupe de crème fraîche
- 50 gr de beurre
- 1 jaune d'oeuf
- 2 carottes, 1 blanc de poireau, un bout de céleri branche, 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- Clou de girofle
- Thym, laurier

1) Mettre le veau dans une cocotte et recouvrir d'eau salée. Laisser bouillir quelques minutes, puis écumer soigneusement.
2) Ajouter les carottes coupées en 2, le blanc de poireau, le céleri, l'oignon piqué du clou de girofle, thym, laurier et ail. Laisser cuire à petit feu 1h30.
3) Pendant ce temps, faire revenir les oignons blancs dans un peu de beurre avec une pincée de sucre (environ 10 min).
4) Eplucher les champignons et les faire également revenir avec une noix de beurre.
5) Quand la blanquette est cuite, dans une casserole, faire fondre le reste de beurre, ajouter la farine et laisser cuire 1 minute. Ajouter 1 litre du jus de la blanquette et porter à ébullition en mélangeant vivement.
6) Oter du feu, ajouter la crème fraîche et le jaune d'oeuf. Bien mélanger.
7) Au moment de servir, disposer dans un grand plat la viande, les oignons, les champignons et recouvrir de la sauce. Servir très chaud!

Le p'tit truc: Plus le bouillon de la blanquette sera parfumé, plus votre blanquette sera goûteuse! A servir avec du riz blanc, tout simplement!

NB: Cette recette est inspirée par le livre "Instants gourmands" (éd. Auzou)

Blanquette_2

Au début de la cuisson!


2 décembre 2008

Gâteau de semoule aux fruits confits

J'ai trouvé cette recette de gâteau de semoule dans le livre "Instants gourmands", (ed. Auzou), et nous l'aimons beaucoup à la maison! Vite fait, c'est un dessert parfait après un simple potage, pour rassasier les appétits gourmands!

G_teau_de_semouleIngrédients:

- 1 litre de lait
- 1 sachet de sucre vanillé
- 3 oeufs
- 150 gr de fruits confits
- 150 gr de semoule de blé
- 150 gr de sucre en poudre
- 30 gr de beurre



1) Verser le lait dans une casserole, avec 30 gr de beurre et le sachet de sucre vanillé. Porter à ébullition et ajouter la semoule en tournant vigoureusement. Laisser cuire une dizaine de minutes, sans cesser de mélanger.
2) Quand la préparation a épaissi, ôter du feu et laisser refroidir.
3) Battre les oeufs avec 100 gr de sucre et ajouter à la préparation.
4) Couper les fruits confits en petits morceaux et les ajouter.
5) Confectionner un caramel avec les 50 gr de sucre restant et un peu d'eau. En napper un moule.
6) Quand le caramel a refroidi, verser la préparation et enfourner, th. 180, environ30 min.

Le p'tit truc: Garder quelques fruits confits pour décorer le gâteau!

18 novembre 2008

Rouelle à la moutarde

Je sais que l'heure actuelle est plutôt à la cuisine moléculaire, à la cuisine "fusion", aux espumas et autres inventivités! Je ne récuse pas tout cela, bien au contraire! et suis la première à m'en régaler. Mais en ces temps de froidure, à mon sens, rien ne vaut un bon plat traditionnel, longtemps mijoté sur le feu, qui embaume toute la cuisine de ses saveurs riches et chaudes...
Voilà donc une recette pour un plat tout simple, mais bien savoureux, à partager en famille ou en entre amis!

Rouelle_de_porc_1

Ingrédients (pour 6 pers.):

- Rouelle de porc
- 12 pommes de terre à la chair bien ferme
- 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- 6 tomates parfumées
- 3 c. à soupe de moutarde
- un petit verre de vin blanc
- laurier, thym, romarin

1) Inciser la couenne et mettre la rouelle à revenir dans une cocotte (en fonte, c'est l'idéal!).
2) Au bout de quelques minutes, ajouter la gousse d'ail et l'oignon coupés en petits morceaux. Retourner la viande et attendre que tout ait pris couleur.
3) Sortir la viande et la badigeonner de moutarde. Remettre dans le plat.
4) Déglacer les sucs avec le vin blanc. Ajouter les tomates épluchées et concassées grossièrement, le laurier, le thym, le romarin, sel et poivre.
5) Laisser cuire à tout petit feu une bonne heure et demie.
6) Quand ce temps est passé, ajouter les pommes de terre préalablement épluchées, lavées et coupées en morceaux (plus ou moins gros selon votre goût!). Laisser cuire encore 3/4 d'heure. Déguster bien chaud!

Le p'tit truc: Certains préconisent de faire cuire la viande 1h30 la veille, de la laisser toute la nuit dans "son jus" et de remettre à cuire le lendemain avec les pommes de terre. Je n'ai jamais eu l'occasion de tester encore cette façon de cuisiner la rouelle, mais elle doit sûrement y gagner encore en saveurs!

Rouelle_de_porc_2Sentez-vous cette bonne odeur de romarin qui monte?!...

16 février 2026

Salade d'hiver: betterave, grenade et fêta

 

Au coeur de cet hiver pluvieux et morose, mettre de la couleur et des vitamines dans l'assiette avec cette salade ultra gourmande et pleine de saveurs!

 

Ingrédients (pour 8 personnes) :

- 400 gr de boulgour

- 3 grosses betteraves cuites

- 1 grenade

- 180 gr de fêta

- 2 pommes Golden

- Pour la vinaigrette: huile d'olive / une orange / vinaigre / 1 CS sauce soja / 3 gousses d'ail / un bouquet de coriandre / gingembre frais

- sel et poivre

 

LA RECETTE

 

1) Faire cuire 400 gr de boulgour, puis le passer sous l'eau froide pour le faire refroidir. Réserver.

2) Ajouter 3 betteraves coupées en petits cubes.

3) Ajouter les graines d'une grenade, une fêta coupée fins morceaux, 2 pommes coupées en petits dés.

4) Pour l'assaisonnement: faire une vinaigrette avec : l'huile olive, le jus d'une orange, 1 cc de vinaigre, 1cs sauce soja sucrée, 3 gousses d'ail pressées, un bouquet de coriandre émincé, un peu de gingembre frais râpé, sel et poivre.

 

Le p'tit truc: Cette salade est encore meilleure quand on la prépare quelques heures à l'avance et que les saveurs ont eu le temps de se développer! 

 

9 mars 2026

Velouté de fenouil et citron

 

Pour donner un peu de couleurs à cet hiver interminable, je vous propose une recette pétillante et pleine de saveurs: une soupe au fenouil, citron et lait de coco. La saveur anisée du fenouil se marie à merveille avec l'acidité de l'agrume et le lait de coco vient apporter une touche veloutée pleine de douceur. 

(Je me suis inspirée d'une recette trouvée sur le site "Au pays du citron" mais je l'ai un peu remaniée à mon goût! ).

 

Ingrédients (pour 4 personnes):

 

- 6 fenouils

- 1 oignon jaune

- 2 gousses d'ail

- 3 pommes de terre

- 400 ml de lait de coco

- 700 ml de bouillon de légumes

- un peu d'huile d'olive

- 1 citron bio

- graines de pavot noir

 

La recette:

 

1. Oter les extrémités du fenouil, ainsi que les parties très filandreuses si nécessaire, puis le couper en gros morceaux.

 

2. Le faire cuire une vingtaine de minutes dans un four vapeur, th. 210. (Si vous n'avez pas de four vapeur, vous pouvez le faire cuire simplement à la vapeur, dans une cocotte).

 

3. Pendant ce temps, éplucher l'oignon et l'émincer. Le mettre dans une grosse casserole avec 2 cs d'huile d'olive, ainsi que l'ail épluché et pressé.

 

4. Faire revenir quelques minutes sans prendre couleur (cela apporte de l'amertume!), puis ajouter le bouillon de légumes, les pommes de terre épluchées et coupées en gros cubes et laisser cuire à petit feu une vingtaine de minutes.

 

5) Mixer ensuite les fenouils et le bouillon avec pommes de terre, puis ajouter le jus d'un 1/2 citron et les zestes du citron. Ajouter ensuite le lait de coco, assaisonner et laisser réchauffer à feu doux (le lait de coco ne doit pas bouillir de peur de trancher).

 

6: Servir bien chaud avec des graines de pavot noir.

 

 

Le p'tit truc: Penser à garder quelques pluches de fenouil afin de les disposer sur la soupe au moment de servir pour apporter un joli contraste de couleurs!

 

 

Bon appétit!

27 mars 2026

Cake marbré poire chocolat à IG bas

 

Si vous suivez mon compte, vous avez vu que depuis quelques temps nous avons changé nos habitudes alimentaires, notamment au petit déjeuner... et je dois dire que cela nous a fait un bien fou! Plus de fringale en fin de matinée, plus de "coup de pompe" à 11h, mais une vraie énergie pour attaquer la journée! Comme nous avions du mal à passer à de vrais petits-déjeuners salés tous les jours, je me suis mise à cuisiner des cakes protéinés avec des oeufs et du fromage blanc, des sucres lents et des fruits pour les fibres. C'est plein de saveurs, variable à l'infini et quel bonheur de commencer la journée avec gourmandise!

 

Ingrédients (pour 8 parts):

 

- 200 gr de compote de pomme non sucrée

- 80 gr de fromage blanc 0 %

- 4 oeufs

- 1 cs de beurre de cacahuète (ou purée de noisette)

- 2 cs de sucre de coco

- 190 gr de farine T110

- 45 gr de poudre d'amande

- 1/2 sachet de levure

- 1 poire bien mûre (il est possible d'en mettre deux si vous voulez un cake bien fruité).

- 25 gr de cacao non sucré

- 6 cl d'eau tiède

 

LA RECETTE

 

1) Mélanger 200 gr de compote non sucrée avec 80 gr de fromage blanc 0%, 4 oeufs, 1 cs de beurre de cacahuète et 2 cs de sucre de coco.

2) Ajouter 190 gr de farine semi-complète tamisée, 45 gr de poudre d'amande et 1/2 sachet de levure.

3) Mélanger rapidement. Séparer l'appareil en deux parties. Dans une, ajouter 1 poire coupée en fines lamelles. Dans l'autre partie, ajouter 25 gr de cacao non sucré délayé dans 6 cl d'eau.

4) Dans un moule recouvert de papier cuisson, alterner les couches.

5) Enfourner th.180 pendant 45 min. Planter la pointe d'un couteau pour vérifier si la cuisson est suffisante: le couteau doit ressortir sec.

6) Quand la cuisson est terminée, sortir et laisser refroidir. Ce gâteau peut se conserver quelques jours au frais, bien emballé.

 

 

Le p'tit truc: Ce gâteau est volontairement très peu sucré. Vous pouvez bien évidemment ajuster le sucre à votre convenance!

 

 

 

 

Bon appétit!

9 juillet 2026

Pancakes américains ultra moelleux

 

Mon repas préféré de la journée est probablement le petit déjeuner, notamment celui des week-ends ou des vacances. On se pose, on papote, la journée est à bâtir et tout est possible! C'est l'heure des projets, des échanges, du temps passé ensemble pour commencer dans la bonne humeur une nouvelle journée...

Et ce que j'aime par-dessus tout, c'est prendre le temps de préparer un petit déjeuner un peu différent pour apporter une touche de plaisir supplémentaire à ce moment précieux!

Alors quand j'ai trouvé cette recette de pancakes ultra moelleux sur le très joli blog de Sophie ("Elle mijote quelque chose"), j'ai sauté dessus... et depuis elle reste ma recette favorite de pancakes car elle est absolument parfaite!

Ca vous tente?... A vous de jouer alors!

 

Ingrédients (pour une dizaine de pancakes):

 

- 340 gr de farine T45

- 100 gr de sucre (ça, c'est la proportion de la recette originelle, moi je ne mets que 20 gr et ça nous convient très bien!)

- 1 paquet de levure chimique

- 2 oeufs

- 60 gr de beurre 

- 380 ml de lait

- 1 pincée de sel

- 1 cs de rhum ou vanille ou fleur d'oranger selon votre goût!

 

 

La recette:

 

1. Faire fondre à feu doux le beurre, puis le laisser refroidir sans qu'il ne durcisse pour autant.

 

2. Dans un saladier, mettre la farine, la levure et le sucre.

 

3. A coté, dans un bol, battre les oeufs, puis ajouter le lait, le sel, le rhum (ou le parfum de votre choix) et ajouter le beurre fondu. Bien mélanger.

 

4. Verser l'appareil en deux fois sur le mélanger farine/sucre. La 1ère fois, mettre environ 1/4 des liquides et mélanger grossièrement. Puis ajouter le reste et mélanger à la spatule en bois, sans insister: il faut qu'il reste des grumeaux pour que la pâte soit alvéolée et bien légère!

 

5. Laisser reposer au moins 15 min.

 

6. Déposer une noisette de beurre au fond d'une poêle, faire chauffer à feu moyen, puis verser une louche de pâte. Quand les bulles se forment sur la surface et que le dessous est bien cuit, retourner et laisser cuire encore une minute ou deux.

 

7. Déguster les pancakes chauds ou tièdes, avec la garniture de votre choix! Ici, pour une version plus "healthy", j'ai mis du skyr, des abricots frais et un trait de beurre de cacahuète: le régal sans culpabiliser!

 

Le p'tit truc: ces pancakes supportent très bien la congélation: j'en fais souvent beaucoup d'avance pour en avoir qui soient prêts pour les matins de "flemme"! ;-)

 

 

22 octobre 2008

"Il pleut" Raymond Queneau

Aujourd'hui, il pleut, il pleut, il pleut encore! Il faut dire qu'à Marseille nous ne sommes guère habitués à cette eau tombée du ciel ! Ou alors nous connaissons les trombes d'eau qui envahissent les rues de la ville et retiennent les habitants chez eux, au chaud et au sec.

Comme mes enfants me demandaient des chansons sur la pluie (il faut s'occuper par un mercredi pluvieux!), m'est revenu en mémoire ce poème amusant de Queneau (il faut lire Queneau au moins une fois dans sa vie, ce jongleur de mots, ce poète du quotidien, qui rend à chaque chose quotidienne une place décalée dans la vie de tous les jours). Je vous le livre pour vous faire sourire de l'autre côté de l'écran et vous faire entendre - si vous prenez le temps de le lire à haute voix! - le bruit des gouttes d'eau, calmes et plates au début du poème, puis rapides et saccadées ensuite, par la simple rythmique des mots (il est trop fort, je vous le dis!!).

Il pleut

Averse averse averse averse averse averse

pluie ô pluie ô pluie ô ! ô pluie ô pluie ô pluie !

gouttes d’eau gouttes d’eau gouttes d’eau gouttes d’eau

parapluie ô parapluie ô paraverse ô !

paragouttes d’eau paragouttes d’eau de pluie

capuchons pèlerines et imperméables

que la pluie est humide et que l’eau mouille et mouille !

mouille l’eau mouille l’eau mouille l’eau mouille l’eau

et que c’est agréable agréable agréable !

d’avoir les pieds mouillés et les cheveux humides

tout humides d’averse et de pluie et de gouttes

d’eau de pluie et d’averse et sans un paragoutte

pour protéger les pieds et les cheveux mouillés

qui ne vont plus friser qui ne vont plus friser

à cause de l’averse à cause de la pluie

à cause de l’averse et des gouttes de pluie

des gouttes d’eau de pluie et des gouttes d’averse

cheveux désarçonnés cheveux sans parapluie

Raymond Queneau, Les ziaux

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