Dans mon dernier article (Petites têtes sablées au chocolat), j'évoquais de belles heures de lecture hivernales... Voilà longtemps que je n'ai plus partagé avec vous quelques-uns de mes derniers livres coup de coeur... Je me rattrape donc aujourd'hui! Et vous, avez-vous des plaisirs lecture à me partager?

Le dit de Tian-Yi  de François Cheng

Tian-Yi a vécu l'avant-guerre dans une Chine en plein bouillonnement... Son enfance est paisible, au pied d'une superbe montagne, entre des parents aimants. Il va rencontrer, encore jeune, Yumei, celle qu'il appellera toute sa vie "l'Amante". Mais voilà qu'il lui faut partir en pensionnat: rudes années, éclairées heureusement par la rencontre de "l'Ami", Haolang. Tian-Yi devient peintre et tâche de réunir l'Ami et l'Amante. C'est alors q'un drame terrible va les séparer... Tian-Yi part alors en Occident. Des années plus tard, il rentre en Chine et retrouve Yumei et Haolang, emportés par l'histoire, dans le tourbillon de la révolution culturelle...

Un des plus beaux romans que j'aie jamais lus (c'est dire!). Une écriture lumineuse, dense, foisonnante, au service d'une histoire envoûtante...

 

Galadio de Didier Daeninckx

Allemagne, années 30. Ulrich est un adolescent comme les autres, sauf que son père était un tirailleur sénégalais, venu passer quelques jours en 1921, et vite reparti laissant sa mère enceinte... Mais voilà qu'Hitler prend le pouvoir et se met à traquer ceux qui représentent "la honte noire". Ulrich est poursuivi et arrêté, mais, par un hasard extraordinaire, va connaître un destin différent qui le conduira de plateaux de cinéma pour la propagande nazie jusqu'en Afrique, sur les traces de son père.

Un beau roman qui dénonce un aspect de la barbarie nazie trop souvent occulté. J'ai cependant regretté certains passages trop elliptiques, notamment lors du voyage d'Ulrich en Afrique.

Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis

L'histoire se passe dans la préhistoire, au temps des pithécanthropes. Le père du narrateur aspire à une évolution rapide de l'homme et cherche quotidiennement le progrès: il va ramener le feu à la tribu, apprendre à cuire la viande, etc...  Tout autour gravitent les membres de la famille: l'oncle, réfractaire à toute forme de progrès, les enfants, sceptiques devant les trouvailles de leur père, etc... Jusqu'au jour où un grand incendie se déclare...

Un roman remarquable, qui fait autant rire que réfléchir. La grande question qui sous-tend le roman est: le progrès est-il bon pour l'homme? Et surtout, qu'en faisons-nous? Un roman que tout le monde devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie!

Bonnes lectures à tous!