Mots et mets

12 janvier 2018

Cuillères à la truite fumée, ricotta et citron caviar

Truite fumée et citron caviar 1

J'aime les apéritifs par la convivialité qu'ils véhiculent... Un verre à la main, on partage, on rit, on se retrouve, ... Ils peuvent être formels ou plus détendus, soignés ou improvisés. Généralement prémices d'une bonne soirée, ils donnent le ton et lancent les festivités! En cuisine aussi, c'est l'occasion de se faire plaisir: Petites bouchées, tapenades, verrines, toutes les fantaisies sont possibles selon le temps et l'envie!

Aujourd'hui, je vous propose des cuillères à la truite fumée, ricotta et citron caviar. Très vite faites, elles apportent fraîcheur et raffinement. On peut remplacer le citron caviar par du citron confit, mais les petites billes de citron caviar qui explosent en bouche apportent un peps incroyable à ces cuillères!

 Ingrédients

- 100 gr de ricotta

- 60 gr de truite fumée

- 1/2 échalote

- de la ciboulette

- 1 citron caviar

- sel et poivre (j'utilise ici un sel spécial parfumé au citron)

1) Mélanger la ricotta avec les échalottes finement émincées et la ciboulette ciselée.

 2) Couper la truite fumée entre petites lanières et la mélanger avec le reste.

 3) Assaisonner, puis disposer dans les cuillères.

4) Disposer les billes de citron caviar sur le dessus. Servir frais.

Le p'tit truc: Vous pouvez varier les quantités selon le garnissage que vous préférez!

Truite fumée et citron caviar 2

Posté par Hele Helde à 18:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


20 décembre 2017

Bûche poires, caramel et chocolat jivara

Buche poire caramel 3

 

A quelques jours de Noël, votre bûche est sûrement déjà prête! Mais si vous êtes comme moi, du genre très en retard parce que vous n'avez pas vu le 25 décembre arriver, il est encore temps de passer en cuisine! Je vous propose cette bûche aux poires, caramel et chocolat Jivara, faite l'an dernier, qui a obtenu un franc succès! La fraîcheur de la poire, mariée à l'onctuosité du caramel et à la douceur du chocolat, relevée par le croquant des noisettes. Une merveille! Et quand vous saurez que la recette vient de chez Mercotte, vous conviendrez qu'il s'agit d'une valeur sûre! Pas de panique: il y a pas mal d'étapes, mais toutes sont aisées à réaliser si vous êtes un tant soit peu organisé! Alors, on y va?!

(Un grand merci à Mercotte chez qui j'ai trouvé, une fois de plus!, la recette. Comme il m'était difficile de réunirtous les ingrédients, j'ai légèrement modifié certaines choses. Vous trouverez la recette originale ICI).

Ingrédients (pour 8-10 personnes)

Pour le crémeux de poires

- 100 gr de poires au sirop

- 1 oeuf entier

- 2 jaunes

- 1/2 feuille de gélatine

- 10 gr de sucre en poudre

Pour Les fruits caramélisés

- 2 poires au sirop (on peut évidemment prendre des fruits frais, mais comme ma boîte de poires au sirop était ouverte, j'en ai profité pour les finir!)

- 10 gr de sucre

- 1 petit morceau de gousse de vanille

- 5 gr de beurre

Pour le biscuit

- 2 oeufs

- 35 gr de miel non typé

- 50 gr de sucre en poudre

- 35 gr de poudre d'amande

- 50 gr de farine

- 10 gr de cacao en poudre (non sucré)

- 4 gr de levure

- 50 gr de crème fleurette entière

- 35 gr de beurre

- 10 gr de rhum

- 20 gr de chocolat noir

- 30 gr de noisettes finement concassées

Pour la mousse chocolat - caramel

- 100 gr de chocolat Jivara

- 1 feuille de gélatine

- 30 gr de sucre

- 2 jaunes d'oeufs

- 200 gr de crème fleurette entière + 50 gr

- 1 gousse de vanille

I) Etape 1: Le crémeux à la poire

1) Mettre la gélatine dans un grand bol d'eau froide. La laisser au moins 15 minutes.

2) Pendant ce temps, mixer le plus finement possible les poires au sirop.

3) Dans une casserole, mélanger la purée de poires, les oeufs (entiers et jaunes), le sucre et la vanille. Egoutter la gélatine et l'ajouter au mélange. Faire chauffer tout doucement en fouettant sans arrêt. Arrêter avant l'ébullition (attention, cela est très important, sinon la gélatine sera très désagréable en bouche!).

4) Laisser refroidir jusqu'à une température de 35°, puis ajouter le beurre mou coupé en petits dés.

5) Lisser au mixeur plongeant en évitant d'incorporer de l'air.

6) Verser dans un insert (n'ayant pas d'insert, je me suis débrouillée avec de petits moules à cake que j'ai filmés au préalable. C'est un peu moins régulier, bien sûr!, mais cela marche très bien!).

7) Filmez au contact et bloquez l'insert au froid (c'est à dire, mettez-le congélateur!).

II) Etape 2: Les poires caramélisées

1) Bien égoutter les poires, puis les couper en petits dés.

2) Dans une poêle, réaliser un caramel à sec avec le sucre. Quand le caramel prend couleur, ajouter le beurre, puis les dés de poires.

3) Faire revenir quelques instants, puis verser dans une coupelle et laisser refroidir.

4) Quand les poires sont bien froides, sortir l'insert, disposer les poires dessus puis remettre au congélateur.

III) Etape 3: Le biscuit au chocolat

1) Mélanger les oeufs entiers, le sucre et le miel.

2) Ajouter la farine tamisée, ainsi que la levure, la poudre d'amandes et le cacao. (Attention, il est important de tamiser vos poudres afin que le mélange soit bien homogène!).

3) Faire fondre le chocolat au bain marie.

4) L'ajouter ensuite à l'appareil, ainsi que le beurre fondu, la crème et le rhum.

5) Terminer par les noisettes fincement concassées.

6) Verser l'appareil dans un large moule plat à petits rebords (type flexipat: si comme moi vous n'en avez pas, pensez à utiliser une feuille de papier cuisson sur votre plaque). Lisser et enfourner th. 180 pour une dizaine de minutes.

7) Quand le biscuit est cuit, le démouler délicatement et le laisser refroidir.

8) Quand il est parfaitement refroidi, le couper en une bande de la taille de votre moule à bûche et le réserver. (Il devrait vous rester du biscuit en plus: ce n'est pas bien grave, il est délicieux à grignoter avec le café ou un thé!). Réserver.

IV) Etape 4: la mousse chocolat - caramel

1) Faire tremper la gélatine dans un bol d'eau froide.

2) Mettre un saladier et le fouet dans le congélateur.

3) Faire chauffer doucement 50 gr de crème.

4) Réaliser un caramel à sec dans une casserole à fond épais avec le sucre. Quand il prend couleur, verser la crème chaude dessus.

5) Verser cette crème au caramel sur les jaunes d'oeufs battus et les graines de vanille.

6) Remettre sur le feu, à température douce, et faire chauffer doucement, comme pour une crème anglaise, sans jamais dépasser les 82° (sans quoi la crème tournerait).

7) Quand elle a épaissi, ôter du feu et ajouter la gélatine essorée.

8) Lisser au mixeur et laisser reposer.

9) Pendant ce temps, faire fondre le chocolat au bain marie. Quand il est fondu, ajouter la crème encore chaude en trois fois. Lisser à nouveau au mixeur et laisser refroidir.

10) Sortir le saladier et le fouet du congélateur, mettre la crème dans le saladier et la monter en la gardant mousseuse. 

11) Quand la crème au chocolat/caramel est à 45°, ajouter 1/3 de la crème mousseuse et bien mélanger. Puis incorporer délicatement le reste avec une maryse.

V) Le montage

1) Verser la mousse dans le moule à bûche.

2) Sortir l'insert du froid, le démouler et l'enfoncer délicatement dans la crème.

3) Ajouter enfin la bande de biscuit au chocolat.

4) Filmer au contact et remettre au froid au moins 24h.

Ca y est! Vous pouvez pousser un grand "ouf!" de soulagement et vous offrir un peu de repos en attendant le grand jour!

Pour votre repas: sortir la bûche une dizaine d'heures avant et la laisser dégeler tranquillement au frigidaire. (Cette étape de congélation est indispensable si vous voulez que votre dessert prenne et ait une jolie tenue!)

Le pt'it truc: Pour la décoration de cette bûche, j'ai acheté un "tapis de bûche" à disposer au fond du moule. Effet garanti! Puis j'ai fait caramélisé quelques noisettes, que j'ai ensuite disposées sur la bûche.

Buche poire chocolat 4

 

Posté par Hele Helde à 14:34 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

05 décembre 2017

Adieu Monsieur d'Ormesson!

Petite chronique ordinaire autour du départ d'un grand Monsieur...

L'Immortel n'était pas éternel...


Ainsi vous voilà parti, monsieur d'Ormesson, sans vraiment avoir eu le temps de nous dire " au revoir et merci"! On sait que les gens ne sont pas éternels et qu'ils passent, comme passe " Le vent du soir"... Mais à force de vous voir sur les plateaux de télévision, l'œil pétillant, répéter que "L'amour est un plaisir", on vous pensait là pour toujours, et "C'était bien". J'ai lu vos romans, votre écriture est belle, limpide, parfois trop classique peut être? Et on pourra toujours s'y replonger avec plaisir, comme une "Conversation", un tête à tête avec vous... Mais ce qui me manquera le plus, c'est une manière d'être au monde que vous aviez, et qui n'appartenait qu'à vous, cet art du "Presque rien sur presque tout" dans la conversation, cette culture immense qui m'impressionnait chaque fois que je vous écoutais, cette élocution précise aux mots choisis, ces vers, ces phrases que vous pouviez citer aisément, et toujours à propos. Bien sûr, on a beaucoup parlé de votre côté trop cabotin, de votre image de grande famille égarée en ce siècle, on a répété que, comme Casimir, vous avez mené "La grande vie", et que vous étiez à côté de la vraie vie. Je crois au contraire que vous étiez dedans, pleinement, donnant au monde ce qu'il peut avoir de meilleur: la connaissance des mots des autres... Longtemps je regretterai de ne jamais vous avoir croisé... Et je me dis, vous réalisant parti, que " C'est une chose étrange, à la fin, que le monde"..

Posté par Hele Helde à 21:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

01 octobre 2017

Crumble d'automne (raisins, pruneaux, noix de coco)

Crumble d'automne

C'est l'heure des premières bourrasques... Feuilles jaunes et orangées...

On court dans le vent... joues rouges des enfants...

Les jours racourcissent... Il fait bon rentrer et retrouver un crumble aux saveurs sucrées, moelleux des fruits et croustillant de la pâte. Tout ce qu'il faut en un dimanche après-midi avant de retrouver, demain, le chemin de l'école!

Ingrédients (pour 6 personnes):

- 3 pommes golden

- 250 d'un mélange de pruneaux et raisins secs (je mélange raisins noirs et blonds)

-  80 de noix de coco râpée

150 gr de farine

- 75 gr de sucre cassonade

- 130 gr de beurre

- 2 pincées de canelle

- 5 cl + 5 cl de rhum

- 1 c. de thé à la bergamote

1) Faire bouillir de l'eau. Laisser infuser le thé 5 minutes. Oter les feuilles de thé.

2) Réhydrater les fruits secs dans un bol avec 5 cl de rhum + le complément en thé à la bergamote, environ 30 min.

3) Passé ce temps, éplucher les pommes et les couper en petits morceaux. Dans une poêle, faire fondre 30 gr de beurre et y faire sauter les morceaux de pommes.

4) Ajouter les fruits secs égouttés, le rhum et la canelle. Faire revenir à feu vif pendant 2 minutes.

5) Oter du feu et disposer les fruits ainsi cuits dans des petits ramequins.

6) Dans un saladier, malaxer la farine avec le beurre mou (surtout pas fondu!), la noix de coco et le sucre. On doit obtenir une consistance de sable épais.

7) Répartir le crumble sur les plats de fruits avec les doigts.

8) Enfourner th. 180 une vingtaine de minutes (le crumble doit être doré).

9) Servir tiède, c'est bien meilleur!

Le p'tit truc: excellent avec une boule de glace!

Crumble d'automne 2

Posté par Hele Helde à 11:50 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

12 septembre 2017

Lectures d'automne...

Je ne connais d'endroit plus frustrant qu'une bibliothèque... On va, on erre, on hume, on feuillette, on hésite, on pose, on reprend, le regard glisse vers l'étagère suivante et la frénésie reprend... Toutes ces pages qui attendent d'être lues, tous ces livres qui nous tendent les bras... Car enfin il nous faut bien faire un choix et si on sait qu'on reviendra, la semaine suivante,  l'impossibilité de tout saisir nous  conduit à l'inéluctable brièveté de la  vie humaine... 

Alors voici quelques-uns de ces derniers choix de lecture!

 

La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon

Le roman retrace la trajectoire de la gymnaste Nadia Comaneci, depuis les JO de 1976 à Montréal, où elle a été consacrée plus jeune championne de tous les temps, jusqu'à son arrivée et installation aux Etats-Unis en 1989. En parallèle, le livre parle de la Roumanie et des années de communisme, en alternant récit, réflexions et entretiens avec Nadia au fur et à mesure de l'écriture du roman. Un texte très fort.

"Elle congédie l'enfance et réécrit l'espace de ses mains effilées, passe comme un fil de soie et dessine du pied un grand soleil renversé, l'envoûtement s'invite au travers de leurs flashs, elle sera l'intouchable." (p.187)

Trois fois dès l'aube  de A. Baricco

Trois nouvelles se suivent et s'entrelacent avec comme point commun de se dérouler à l'aube. Dans la première nouvelle un homme et une femme dans un hall d'hôtel: que font-ils là? Où leur discussion peut-elle les mener? Dans la deuxième, un portier d'hôtel aide une jeune femme à échapper à la violence de son compagnon. Les confidences commencent, étonnantes. Enfin, dans la dernière, un enfant, témoin de l'incendie de la maison familiale, est recueilli par une inspectrice de police qui l'emmène en voiture, mais vers où? De son écriture ciselée et précise, Baricco crée des mini-univers,  des éclaircies dans des histoires qui semblent continuer sans nous.

" Alors la femme se tourna vers lui et vit ce visage qu'elle avait vu tant de fois, les dents de travers, les yeux clairs, les lèvres d'enfant, ces cheveux ébouriffés. Elle mit un peu de temps avant de dire quelque chose. Elle pensait à la mystérieuse permanence de l'amour, dans le tourbillon incessant de la vie." (p.121)

L'arbre du pays Toraja  de Philippe Claudel

A la suite du décès de son meilleur ami, Philippe Claudel nous livre ses réflexions et pensées sur la vie, la mort, l'amitié, l'amour. Se mêle à ces considérations, le récit de sa vie sentimentale, entre son ex-femme et une énigmatique jeune fille qu'il regarde par la fenêtre. Pas mon roman préféré de cet auteur, mais Claudel est décidément un de nos très grands!

"Parfois on écrit dans son cerveau mieux que nulle part ailleurs." (p.13)

" La littérature est un cabri que ne retient aucun licol. Elle peut tout et c'est le plus libre des arts." (p.28)

5,90 euros de F. Beigbeder

La vie sexuelle et sentimentale d'un publicitaire reconnu; ses frasques, son degoût de lui-même et la vie qui continue quand même. Je ne peux pas dire avoir été emballée par le roman, assez répétitif, mais en revanche sa réflexion sur la publicité et son univers est passionnante.

"  Le marketing est une perversion de la démocratie." (p.40)

Posté par Hele Helde à 21:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


17 juillet 2017

Flan tomate, chèvre et basilic

Flan rapide à la tomate 1

L'été et la chaleur sont bien là! Dans l'assiette, on a envie de fraîcheur et de saveurs. 

C'est chose faite avec ce flan très vite fait aux tomates, fromage de chèvre et basilic: toute la Provence sur la table!

Ingrédients (pour 6/8 personnes):

- Une boîte de chair de tomates de 500gr (on peut bien sûr faire cette recette avec des tomates fraîches, mais c'est ici une recette rapide pour celles et ceux qui veulent passer plus de temps sur la plage!)

- 1 cc d'huile d'olive

- La partie verte d'un oignon nouveau

- 2 petites gousses d'ail

- 5 oeufs

- 100 gr de chèvre frais

- 20 cl de crème légère

- 2 grosses poignées de basilic

- Sel et poivre

 

1) Faire revenir  quelques minutes le vert d'un oignon nouveau et les gousses d'ail dans l'huile d'olive, en évitant qu'ils prennent couleur.

2) Ajouter ensuite la chair de tomates et faire réduire quelques minutes.

3) Oter du feu, puis mixer avec les oeufs, le chèvre frais, la crème et le basilic. Saler et poivrer.

4) Faire cuire au four 40 mn au bain marie th 180.

5) Laisser refroidir et réserver au frais pour servir ensuite très frais.

Le p'tit truc: Excellent aussi avec de l'estragon.

flan rapide tomate 2

 

Posté par Hele Helde à 17:56 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

30 juin 2017

Idées de lecture!

Il y a bien longtemps que je n'ai plus partagé avec vous quelques-unes de mes lectures... Vous cherchez des livres pour l'été? Voilà quelques pistes!

 

D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan

La narratrice, écrivain à succès, traverse une période difficile dans l'écriture de son nouveau roman. Elle rencontre alors L., personnage mystérieux, avec laquelle elle devient rapidement amie. L. va envahir sa vie, petit à petit, finissant par habiter chez elle, répondre à ses courriers, jusqu'à usurper presque totalement son identité. Jusqu'où cela peut-il aller? Un thriller psychologique, de nombreuses fois primé, qui laisse planer jusqu'au bout l'ambiguïté et propose une jolie réflexion sur la création littéraire.

"Je sais que L. est quelque part, pas si loin. Elle se tient à distance. Je sais qu'un jour elle reviendra." (p.477)

 

Parle mon fils, parle à ta mère de Leïla Sebbar

Une discussion entre une mère arabe qui vit recluse dans une cité de la banlieue parisienne et son fils devenu homme, qui est passé boire le thé et embrasser sa mère. C'est surtout la mère qui parle, qui raconte son quotidien, quelques souvenirs du passé, le rôle des filles dans la société,... Un roman remarquablement bien écrit.

 "J'ai tout lu, toutes les nuits, et quelques fois, mais je ne t'ai jamais dit, j'avais lu celles que tu me racontais le soir... J'aimais encore plus parce que ce n'était pas pareil avec ta voix et les mots en arabe, c'était beau..." (p.41)

"La mère revient. Il est debout. Elle le regarde, s'approche de lui sans le toucher, elle lui dit: "Ecoute, mon fils, écoute ce que je dis, mon fils, écoute-moi bien, tu es beau, tu es peut-être le plus beau, c'est vrai, mais n'oublie pas, tu as une âme". (p.96)

 

Quant au riche avenir de Marie Ndiaye

Le récit d'un morceau de vie d'un adolescent, appelé Z, qui, orphelin, vit chez Tante, et tombe amoureux d'une jeune fille futile. On suit les pensées et digressions de Z, fluctuantes.

Le jour venu, le jeune Z s'habillait avec soin, il savait que son amie attachait une importance extrême à l'apparence. S'il s'agissait là d'une particularité que le jeune Z d'un naturel tolérant (...) eût préféré voir absente de son caractère, il l'acceptait toutefois, en vertu de cette même tolérance, et choisissait les éléments de sa toilettes de telle sorte qu'aucun ne la heurtât." (p.24)

 

Alabam Song de Gilles Leroy

La vie de Zelda Fitzgerald, racontée de façon saccadée, comme si on était dans la tête de Zelda. Tourbillon de fêtes comme de déceptions, brûlures de l'alcool et de la drogue. Un roman âpre et fort.

"Oh! Le silence! Le silence des interstices! Le grand blanc qui s'immisce et vient panser d'ouate et d'éther la fêlure de nos têtes." (p.25) 

Bonne lecture à tous!

Posté par Hele Helde à 13:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 février 2017

Les dominos gourmands... ou comment faire un jeu du goûter!

Dominos gourmands

Vacances:

Am stram gram! C'est toi qui comptes!

On joue à chat?

C'est toi qui t'y colles!

Qui veut jouer aux cartes?

Et pour remplir les journées parfois humides des vacances de février, si on inventait un goûter qui serait un jeu? Ou un jeu qui pourrait se manger? Chiche! Une partie de dominos gourmands!

(Un grand merci à ma Grande pour cette belle idée inventée lors de précédentes vacances!)

Ingrédients:

- 250 gr de farine

- 125 gr de beurre amolli

- 125 gr de sucre en poudre

- 1 oeuf + 1 jaune

- 1 pincée de sel

- des petits bonbons colorés

1) Mélanger la farine, le beurre, le sucre, l'oeuf entier et le sel.

2) Confectionner une boule de pâte et laisser reposer une heure au frais.

3) Passé ce temps, étaler la pâte et couper des rectangles au format des dominos.

4) Les dorer avec le jaune d'oeuf restant, faire une incise légère au milieu de chaque domino, puis les décorer avec les bonbons colorés en faisant des motifs de dominos.

5) Enfourner th.190 une dizaine de minutes.

6) Laisser refroidir, puis... jouer!!!

Le p'tit truc: penser à équilibrer le nombre de bonbons sur les dominos afin de constituer un vrai jeu! Fabriquer les dominos, jouer, puis les manger: une activité 3 en 1 à faire avec les enfants!!

dominos gourmands 2

 

Posté par Hele Helde à 16:58 - Commentaires [5] - Permalien [#]

04 février 2017

Les crèpes de Mère Barberin

Je n'ai jamais fait de crêpes sans penser au magnifique roman d'Hector Malot "Sans famille". Rémi et Mattia, après de nombreuses aventures sur les grands chemins, sont de retour chez mère Barberin à laquelle ils offrent une vache qui fait un lait "au goût de fleur d'oranger". Pour fêter leurs joyeuses retrouvailles, les deux enfants demandent alors à la nourrice de leur confectionner les délicieuses crêpes dont Rémi garde un souvenir émerveillé...

(Si vous cherchez une recette de crêpes, c'est ICI !)

Résultat d’images pour sans famille

 

Mère Barberin mit la poêle au feu, et ayant pris un morceau de beurre au bout de son couteau elle le fit glisser dans la poêle, où il fondit aussitôt.

– Ça sent bon, s’écria Mattia qui se tenait le nez au-dessus du feu sans peur de se brûler.

Le beurre commença à grésiller :

– Il chante, cria Mattia, oh ! il faut que je l’accompagne.

Pour Mattia tout devait se faire en musique ; il prit son violon et doucement en sourdine il se mit à plaquer des accords sur la chanson de la poêle, ce qui fit rire mère Barberin aux éclats.

Mais le moment était trop solennel pour s’abandonner à une gaieté intempestive, avec la cuiller à pot mère Barberin a plongé dans la terrine d’où elle retire la pâte qui coule en longs fils blancs ; elle verse la pâte dans la poêle, et le beurre qui se retire devant cette blanche inondation la frange d’un cercle roux.

À mon tour, je me penche en avant : mère Barberin donne une tape sur la queue de la poêle, puis d’un coup de main elle fait sauter la crêpe au grand effroi de Mattia ; mais il n’y a rien à craindre ; après avoir été faire une courte promenade dans la cheminée, la crêpe retombe dans la poêle sens dessus dessous, montrant sa face rissolée.

Je n’ai que le temps de prendre une assiette et la crêpe glisse dedans.

Elle est pour Mattia qui se brûle les doigts, les lèvres, la langue et le gosier ; mais qu’importe, il ne pense pas à sa brûlure.

– Ah ! que c’est bon ! dit-il la bouche pleine.

C’est à mon tour de tendre mon assiette et de me brûler ; mais, pas plus que Mattia je ne pense à la brûlure.

Hector Malot

 

Posté par Hele Helde à 19:20 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

01 février 2017

Crêpes au lait d'amande, caramel beurre salé

Crêpes au lait d'amande 1

Entendre le beurre qui frétille au fond de la poêle...

Verser, lentement, la pâte épaisse avec la louche...

D'un mouvement sec du poignet la répartir un peu partout...

La regarder doucement devenir crêpe...

D'un geste agile la faire sauter sous les regards amusés ou émerveillés des plus petits...

Prier pour qu'elle retombe où il faut, si possible à l'endroit!

Et puis la déguster, bien chaude et toute moelleuse...

Bonne chandeleur à tous!

(Cette variante au lait d'amande m'a été donnée par une amie. Elle donne une pâte à crêpes beaucoup plus digeste et des crêpes merveilleusement moelleuses! Recette adoptée définitivement chez nous!)

 

Ingrédients (pour une quinzaine de crêpes):

250 g de farine

1/2 l de lait d'amandes

trois œufs

1 noisette de beurre

1)  Mélanger tous les ingrédients.

2) Laissez reposer une heure.

3) Faire fondre une noisette de beurre au fond de la poêle. Quand celle-ci est bien chaude, verser la pâte à l'aide d'une louche.

4) Laisser cuire d'un côté en surveillant la cuisson. Retourner avec une spatule ou en la faisant sauter si vous êtes comme moi adepte de ce petit jeu!

 5) Pour la sauce au caramel beurre salé, la recette se trouve ICI !

Le p'tit truc: on peut ajouter une cuillère d'eau de fleur d'oranger à la pâte pour donner un goût subtil à vos crêpes sucrées!

Crêpes au lait d'amande 2

Posté par Hele Helde à 18:22 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :