Mots et mets

26 mars 2015

La tarte aux pralines roses

tarte aux pralines roses 1

Il est en France, parmi tant de beaux endroits, une petite ville appelée du joli nom d'Amplepuis. Berceau familial, elle nous accueille chaque année et nombreux sont nos souvenirs de parties de boules lyonnaises, de randonnées à vélo, de soirées au bord du lac des sapins, de cueillettes de mûres sauvages,... Et bien sûr de petits déjeunes gourmands avec la fameuse brioche aux pralines roses! Aujourd'hui, pas de brioche, mais une tarte, célèbre en cette région pour sa belle couleur rose et sa douceur sucrée.

(Merci à Stéphane Dubarry qui a partagé cette recette d'Alain Chapel)


Ingrédients (pour une tarte 6/8 parts)

250 gr de farine

125 gr de beurre mou

1 p. de sel

300 gr de pralines roses

300 gr de crème fraîche

1) Mélanger la farine, le beurre amolli et la pincée de sel jusqu'à confectionner une belle pâte brisée. Réserver au frais pendant au moins 1h.

2) Etaler la pâte et foncer un moule à tarte. Piquer le fond et remettre au frais 15 min.

3) Faire cuire la pâte 15 min à 210°, puis faire refroidir hors du four.

4) Pendant ce temps, écraser les pralines (je les mets dans un torchon et tape dessus avec une casserole!).

5) Dans une casserole, faire chauffer à feu doux la crème, puis ajouter les morceaux de pralines concassés. Quand la crème commence à se teinter de rose, remuer et augmenter progressivement la température de cuisson. 

6) Avec un thermomètre de cuisson, surveiller attentivement la température et stopper à 115°.

7) Laisser refroidir quelques secondes, puis verser sur la tarte (il ne faut pas trop attendre, sinon la crème fige et ne s'étale plus!).

8) Laisser refroidir et déguster!

Le p'tit truc: C'est une tarte très riche et calorique: pensez à prévoir des petites portions par personne!

 

la tarte aux pralines roses2

 




 

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14 mars 2015

La petite maison dans la prairie: gourmandise à dévorer!

Enfant, durant un long été de vacances à la montagne, j'ai dévoré tous les tomes de "La Petite maison dans la prairie". J'en garde un souvenir émerveillé d'aventures au grand air, de frissons devant les épreuves de la famille Ingalls, de nostalgie en voyant les filles grandir,... et aussi de gourmandise, terrible, car le roman est ponctué de formidables descriptions de repas partagés, de la maman qui cuisine pour sa nombreuse famille et d'odeurs appétissantes qui traversent tout le récit. Combien de fois il m'a semblé sentir jusqu'à ma chambre l'odeur des biscuits au maïs, si parfumés et odorants! Bonheur de la lecture qui permet de ressentir, au plus profond de soi, tant d'expériences si fortes!...

Aussi, en lien avec mon dernier article (Soupe crémeuse de maïs au poulet), voici un extrait de ce formidable roman.

Résultat de recherche d'images pour "la petite maison dans la prairie roman"

Les biscuits au maïs

Maman mit une certaine quantité de grains de café dans le moulin afin que Marie se charge de les moudre. Laura emplit la cafetière avec l'eau que Papa venait de rapporter, puis Maman la plaça dans les braises. Elle y déposa aussi la marmite de fonte.

Pendant que celle-ci chauffait, Maman mélangea de la farine de maïs, du sel et de l'eau, puis elle façonna cette pâte en petits biscuits. Elle graissa la marmite avec une couenne de lard, y déposa les biscuits e maïs et mit le couvercle de fonte. Papa ratissa quelques braises par dessus le couvercle, pendant que Maman découpait en tranches du porc salé. Elle fit sauter ces tranches dans une poêle à frire à trois pieds. Cette poêle avait des pieds courts pour pouvoir être posée direcetement dans les braises.
L'eau du café se mit à frémir, les biscuits à monter, la viande à frire, et tout cela dégageait des odeurs si délicieuses que Laura se sentait de plus en plus affamée.

Laura Ingalls

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12 mars 2015

Soupe crémeuse de maïs au poulet

soupe crémeuse maïs 1

Je ne sais pas vous, mais moi, je déteste cuisiner perpétuellement la même chose! Et avec les soupes hivernales, le risque est grand de se lasser et de ne plus trop trouver d'idées pour se renouveler... Aussi, quand j'ai lu cette recette dans un ancien numéro de "Saveurs", je me suis jetée dessus et l'ai un peu remaniée à ma manière! Le résultat? Très sympa, une belle touche d'originalité, beaucoup de douceur relevée par l'acidité du poulet mariné, et, en plus!, une jolie couleur dans l'assiette! A refaire!

(Les photos sont moches comme ce n'est pas permis... mais j'ai pris mes photos très vite, sans aucune lumière! Dur, dur!...)

 Ingrédients (pour 4 personnes)

- 300 gr de blanc de poulet

- 1 cs jus de citron

- coriandre (ajuster les proportions suivant les goûts!)

- 2 cs huile olive

- 1 cc curcuma

- 1/2 cc curry

- 600 gr de maïs en grain

- 1 oignon rouge

- 1/2 l de bouillon de volaille

- 80 gr de Philadelphia (ou fromage équivalent)

1) Couper 300 gr de blanc de poulet en fines lanières. Mettre dans un bol avec 2 c.s. huile olive + 1 c.s. de jus de citron + coriandre + 1 cc curcuma + 1/2 cc curry. Couvrir d'un film et laisser mariner 1h au frais.

2) Egoutter 600 gr maïs et le rincer sous eau froide.

3) Le mettre dans une casserole, avec un oignon rouge coupé finement. Saler.  Couvrir à hauteur avec du bouillon de volaille et faire cuire à petit feu une dizaine de minutes.

4) Mixer finement avec 80 gr de Philadelphia, puis passer au chinois.

5) Rectifier l'assaisonnement.

6) Faire sauter les lanières de poulet égouttées.

7) Servir la soupe chaude et parsemer de morceaux de poulet et de coriandre finement ciselée.

Le p'tit truc: Pour un côté encore plus gourmand, ajouter quelques croûtons maisons pour apporter un peu de croquant!

 

soupe crémeuse maïs 2

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13 février 2015

Les macarons de la St Valentin: framboises et verveine citron

macarons St Valentin 1

Prendre le temps de lui dire "je t'aime!" 

Refuser les offres commerciales et les sollicitations en tous genres...

Ne pas se sentir obligé de "sortir" parce que c'est la date, parce que ça se fait, parce que c'est le jour de l'année où...

Mais en profiter pour lui offrir ce qu'on sait faire...

Certains diront que c'est bien peu, mais cuisiner c'est donner du temps, de la générosité, c'est penser à l'autre, à ses goûts, à son sourire quand on s'attablera...

C'est imaginer son amusement devant ces coeurs un peu kitch et nos rires mêlés de verveine...

C'est prendre le temps du "nous" au milieu des "ils" si nombreux qui ponctuent nos journées...

Et c'est prendre rendez-vous pour une autre St Valentin, demain, la semaine prochaine, le mois suivant... !

Ingrédients (pour 2 coeurs et quelques macarons en plus!)

Pour les macarons (recette de Felder):

- 100 gr de poudre d'amandes

- 100 gr de sucre glace

- 2,5 cl d'eau

- 100 gr de sucre glace 

- 2 fois 37 gr de blancs d'oeufs 

- un peu de colorant rose naturel en poudre

Pour la garniture:

- 1/4 de litre de lait

- 2 oeufs

- 75 gr de sucre

- 2 cs bombées de farine

- 1 p. de sel

- des framboises surgelées

- 1 grosse poignée de verveine citron

I) Les coques des macarons (à faire la veille si possible):

1) Mixer finement et très longtemps la poudre d'amandes et le sucre glace.

2) Les tamiser au-dessus d'un récipient.

3) Ajouter le colorant, puis 37 gr de blancs d'oeufs et mélanger longtemps afin d'obtenir une pâte épaisse et parfaitement lisse.

4) Dans une casserole, mélanger le sucre poudre et l'eau et faire chauffer à feu moyen. Avec un pinceau trempé dans l'eau, nettoyer les bords de la casserole.

5) Plonger un thermomètre de cuisson dans la casserole en surveillance.

6) Pendant ce temps, monter les blancs en neige avec une petite pincée de sel.

7) Dès le mélange eau-sucre atteint 118-119°C, retirer la casserole du feu et verser le sucre cuit en continuant à battre les oeufs. Quand le sirop est versé, continuer à battre quelques minutes, jusqu'à ce que la meringue refroidisse.

8) Prélever une cuillère de meringue et l'incorporer au mélangeà l'amande pour la détendre.

9) Ajouter le reste de meringue et macaronner, c'est à dire mélanger avec de grands gestes amples et souples. Il s'agit d'incorporer parfaitement la meringue sans que celle-ci ne retombe.

10) Remplir une poche à douille avec la pâte à macarons.

11) Sur une plaque couverte d'une feuille de papier sulfurisé ou d'un tapis en flexipan, faire 6 coeurs (4 suffisent pour deux personnes, mais je me méfie toujours "de la casse" et je prévois toujours plus au cas où...!). Avec l'appareil restant, faire des macarons classiques!

12) Tapoter la plaque par en dessous afin de faire sortir les petites bulles d'air. 

13) Laisser croûter 1h à l'air libre.

14) Poser la plaque de macarons sur une autre plaque froide (normalement il faut 3 plaques les unes sur les autres, mais je n'en ai que 2, et cela marche tout de même!) et enfourner th.145 pendant 17 min (mais la cuisson dépend énormément des fours!). Attention, ne pas faire cuire en même temps les coeurs et les macarons: ils ne font pas la même taille et ne demandent donc pas le même temps de cuisson!

15) Quand les macarons sont cuits, laisser reposer 2 minutes hors du four. Puis humidifier votre plan de travail avec une éponge et poser votre papier sulfurisé ou tapis sur la surface humide. Laisser 2 minutes, les macarons se décollent ensuite très facilement! (Merci Mercotte pour cette astuce!)

II) La garniture des macarons (à faire la jour-même)

1) Mettre le lait dans une casserole et le faire bouillir. Arrêter la cuisson et faire infuser la verveine dans le lait 1/4d'h. Filtrer et réserver.

2) Mélanger le sucre et les oeufs jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter ensuite la farine, puis le lait bouillant. Bien mélanger.

3) Reverser dans la casserole, et laisser chauffer à petit feu, en mélangeant continuellement. La crème doit épaissir.

4) Quand la crème est suffisamment épaisse (5 à 7 minutes suffisent généralement), ôter du feu et verser dans une jatte. Laisser refroidir quelques instants, puis couvrir à même la crème d'un film transparent. Laisser refroidir entièrement.

5) Mettre les framboises à dégeler (si possible pas a micro-onde qui les rend toujours trop liquides!).

6) Au moment de servir, couvrir une moitié de coeur avec la crème, décorer avec quelques framboises, puis recouvrir avec l'autre moitié du coeur.

Le p'tit truc: J'ai accompagné ces macarons d'une soupe de fruits rouges, elle aussi parfumée à la verveine citron... Un délice!

Macarons St Valentin 2

 

 

 

 

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12 février 2015

Quelques idées de lecture...

Dans mon dernier article (Petites têtes sablées au chocolat), j'évoquais de belles heures de lecture hivernales... Voilà longtemps que je n'ai plus partagé avec vous quelques-uns de mes derniers livres coup de coeur... Je me rattrape donc aujourd'hui! Et vous, avez-vous des plaisirs lecture à me partager?

Le dit de Tian-Yi  de François Cheng

Tian-Yi a vécu l'avant-guerre dans une Chine en plein bouillonnement... Son enfance est paisible, au pied d'une superbe montagne, entre des parents aimants. Il va rencontrer, encore jeune, Yumei, celle qu'il appellera toute sa vie "l'Amante". Mais voilà qu'il lui faut partir en pensionnat: rudes années, éclairées heureusement par la rencontre de "l'Ami", Haolang. Tian-Yi devient peintre et tâche de réunir l'Ami et l'Amante. C'est alors q'un drame terrible va les séparer... Tian-Yi part alors en Occident. Des années plus tard, il rentre en Chine et retrouve Yumei et Haolang, emportés par l'histoire, dans le tourbillon de la révolution culturelle...

Un des plus beaux romans que j'aie jamais lus (c'est dire!). Une écriture lumineuse, dense, foisonnante, au service d'une histoire envoûtante...

 

Galadio de Didier Daeninckx

Allemagne, années 30. Ulrich est un adolescent comme les autres, sauf que son père était un tirailleur sénégalais, venu passer quelques jours en 1921, et vite reparti laissant sa mère enceinte... Mais voilà qu'Hitler prend le pouvoir et se met à traquer ceux qui représentent "la honte noire". Ulrich est poursuivi et arrêté, mais, par un hasard extraordinaire, va connaître un destin différent qui le conduira de plateaux de cinéma pour la propagande nazie jusqu'en Afrique, sur les traces de son père.

Un beau roman qui dénonce un aspect de la barbarie nazie trop souvent occulté. J'ai cependant regretté certains passages trop elliptiques, notamment lors du voyage d'Ulrich en Afrique.

Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis

L'histoire se passe dans la préhistoire, au temps des pithécanthropes. Le père du narrateur aspire à une évolution rapide de l'homme et cherche quotidiennement le progrès: il va ramener le feu à la tribu, apprendre à cuire la viande, etc...  Tout autour gravitent les membres de la famille: l'oncle, réfractaire à toute forme de progrès, les enfants, sceptiques devant les trouvailles de leur père, etc... Jusqu'au jour où un grand incendie se déclare...

Un roman remarquable, qui fait autant rire que réfléchir. La grande question qui sous-tend le roman est: le progrès est-il bon pour l'homme? Et surtout, qu'en faisons-nous? Un roman que tout le monde devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie!

Bonnes lectures à tous!

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10 février 2015

Les rigolotes petites têtes sablées au chocolat!

petites têtes sablées 1

 

En ce moment, avec le grand froid qui sévit dehors, les mercredis sont plus difficiles avec trois p'tits loups! Impossible de rester au parc ou même de partir avec trotinette et vélo... 

Alors on se réfugie à la bibliothèque, on fait le plein de livres et de BD... et bien sûr on jette un oeil au rayon cuisine où on dégotte un petit bouquin sympa pour un atelier cuisine! De retour, on s'atelle à la tâche: on fait la pâte, on l'étale, on se lèche un peu les doigts en passant, on décore en riant beaucoup ("tiens, j'ai fait la tête de la maîtresse!"), puis on laisse cuire en savourant les bonnes odeurs qui sortent du four... Un petit coup de déco sur les sablés, et hop! on les déguste encore tièdes avec un bon chocolat chaud maison. Puis, encore remplis du parfum du goûter, on se blottit sur le canapé, un livre à la main... Qui a dit que c'était moche, l'hiver?!

Ingrédients (pour une quinzaine de petites têtes):

- 185 gr de farine

- 95 gr de beurre amolli

- 95 gr de sucre en poudre

- 1 oeuf + 1 jaune

- 1 p. de sel

- quelques carreaux de chocolat (lait ou noir, au choix!)

1) Mélanger la farine avec le sel, le sucre et le beurre. Puis ajouter l'oeuf et pétrir quelques instants, mais pas trop longtemps.

2) Reserver au frais une petite heure.

3) Passé ce temps, étaler la pâte et découper des ronds avec un emporte pièce (ou un verre!). Les dipsoser sur une feuille de papier cuisson.

4) Avec la pâte restante, faire les éléments de décor (cheveux, yeux, lunettes, etc...). Avec le jaune d'oeuf battu, décorer les parties des visages que l'on veut plus brillantes.

5) Enfourner th.160 environ 12 min.

6) Pendant ce temps, faire fondre le chocolat au bain marie. Quand les sablés sont cuits, les laisser refroidir quelques minutes, puis décorer cetains éléments du visage avec le chocolat, selon votre envie.

Le p'tit truc: On peut aussi parfumer la pâte des sablés avec de la vanille, ou de fins morceaux d'oranges confites, etc...

 

 

petites têtes sablées 2

Je vous souhaite un beau mercredi d'hiver, gourmand à souhait!...

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22 janvier 2015

Salade gourmande au chou rouge, roquefort et noix, vinaigrette aux pointes d'orties

salade de chou rouge 1

Ce n'est pas parce que c'est l'hiver qu'il faut se passer de salade!

Du croquant, des couleurs, des vitamines... parfait pour résister au froid et aux virus!

 

Ingrédients (pour 3 personnes):

- 1/4 d'un gros chou rouge

- 2 pommes

- 30 gr de roquefort

- 1 grosse poignée de cernaux de noix

- huile de tournesol

-  1 cc de vinaigre de noix

- 1 c.c. moutarde aux pointes d'orties

 

1) Emincer 1/4 de chou au robot. Le blanchir une minute et le rafraîchir aussitôt. Mettre dans un saladier.

2) Eplucher, puis couper finement 2 pommes.

3) Ajouter 30 gr de roquefort émietté et une grosse poignée de noix concassées.

4) Préparer une vinaigrette avec huile de tournesol, moutarde aux pointes d'orties et vinaigre de noix.

5) Assaisonner et servir!

Le p'tit truc: Blanchir le chou lui permet de s'attendrir... Mais attention à ne pas le laisser trop longtemps, sous peine de lui voir perdre tout son croquant!

salade de chou rouge 2

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16 janvier 2015

"Les noisettes sauvages"

Les noisettes de ma précédente recette (Bouchées marcocaines aux noisettes) m'ont fait penser à ce roman de Robert Sabatier que j'avais dévoré enfant: "Les noisettes sauvages". Il s'agit de la suite des "Allumettes suédoises", formidable récit qui met en scène le jeune Olivier, dans le Montmartre populaire et coloré des années 30. Dans "Les noisettes sauvages", Olivier part en Auvergne, retrouver ses racines familiales. Là-bas, il est l'érudit, le parisien. Il va alors découvrir la richesse et la force de ceux qui ne sont pas allés longtemps à l'école, mais savent se servir de leurs mains et de leur coeur...

Les noisettes sauvages

"Un matin où sa jambe lui faisait plus mal qu'à l'ordinaire, le pépé troqua à regret ses énormes esclops (sabots) contre de grosses pantoufles à triple semelle de feutre. Gagné par la mélancolie, il fit à Olivier ses confidences que l'enfant n'oublierait jamais et qui marqueraient sa vie future :

- Tu vois, petit, je suis le premier des Escoulas à avoir su lire et écrire, le premier !

- Avant, on ne savait pas ? Comment on faisait ?

- Les nouvelles venaient par la bouche et la bouche n'est pas toujours fidèle. Dans notre famille, aussi loin que tu remontes dans le temps, tu trouves des travailleurs, des charpentiers, des forgerons comme mon propre père et mon grand-père, des bouviers, des tâcherons. Moi, le désir d'apprendre m'a tenaillé quand j'avais seize ans. Une sorte de honte qui m'a pris. Je me sentais comme une bête, je devenais hargneux, je me cachais pour pleurer comme une madeleine. A l'époque, pour subsister, on travaillait de cinq heures du matin à dix heures du soir comme des esclaves. On se nourrissait de soupe, d'un peu de lard le dimanche..."

Robert Sabatier, "Les noisettes sauvages"

 

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13 janvier 2015

Bouchées marocaines aux noisettes

bouchées aux noisettes 1

Parce qu'un peu de douceur fait du bien en cette période difficile...

Parce que ces bouchées nous font voyager, saveurs orangées...

Parce qu'elles marient subtilement douceur et croquant...

(Merci au blog "La cuisine de Bernard" où j'ai trouvé la base de cette recette, un peu remaniée à ma manière!)

 

Ingrédients (pour une trentaine de bouchées)

- 250 gr de poudre de noisettes

- 100 gr de sucre en poudre

- 1 oeuf

- Le zeste d'une orange

- Le zeste d'un citron

- 1/4 de paquet de levure chimique

- 2 cs de jus d'orange

- 1 grosse poignée de noisettes

- du sucre glace

1) Mélanger la poudre de noisettes, le sucre et la levure.

2) Ajouter l'oeuf et mélanger.

3) Après avoir lavé les fruits, ajouter les zestes finement râpés.

4) Parfumer avec les 2 c.s. de jus d'orange et mélanger jusqu'à ce que l'appareil soit homogène.

5) Hâcher grossièrement les noisettes.

6) Confectionner des boules avec la pâte aux noisettes et les rouler dans les noisettes concassées.

7) Disposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

8) Saupoudrer d'un peu de sucre glace.

8) Enfourner th. 180, pendant 15 minutes.

Le p'tit truc: Déguster encore tièdes avec un bon thé à la menthe!

 

bouchées aux noisettes 2

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28 octobre 2014

Tarte fine pistaches, pommes et miel

 

Tarte fine pommes pistaches 1

Il y a eu...

La rentrée, les fournitures à acheter, les livres à recouvrir, les inscriptions aux activités...

Les copies vites arrivées, les réunions multipliées, les cours à préparer...

Il y a eu...

Les tas de repassage, les boutons à recoudre, les leçons à faire apprendre...

Il y a eu...

Les histoires à raconter, les jeux à partager, les confidences à écouter...

Il y a eu...

Tant et tant de choses qui sont enchaînées, encharpées (oui, je sais, ce mot n'existe pas, mais je le trouve tellement joli!), amassées... qu'il était souvent difficile de venir se poser, comme ça, gratuitement, juste pour le plaisir de poster une recette... Et on se demande alors, à voir les semaines défiler, si vite, si vite, si l'on va réussir à retrouver un jour le temps...

Mais il a eu aussi...

Vos visites sur mon blog, toujours nombreuses d'à travers le monde...

Vos messages créatifs et enthousiastes...

L'abonnement à la newsletter d'une amie hélas un peu perdue de vue mais qu'il me fait si chaud au coeur de retrouver à travers ces lignes... (Merci Agnès!)

Il y a eu aussi, bien sûr, tous ces moments passés en cuisine et que j'aime partager avec vous; tous ces livres dévorés dont je veux parler avec vous...

Alors, ce soir, puisque le temps m'est donné un peu plus... (ou que du moins je le prends sur le reste!), voici une petite recette automnale, pleine de saveurs et qui a le mérite d'être extrêmement rapide à faire! (Plus que de lire tous mes bla-bla, hein?!)

Ingrédients (pour 6 personnes)

- 1 pâte feuilletée

- 4 grosses pommes

- 2 grosses poignées de pistaches (non salées!)

- 1 c. s. de miel

1) Etaler la pâte feuilletée dans le moule.

2) Mixer finement pistaches et  réserver qq éclats un peu plus gros.

2) Saupoudrer le pâte avec la moitié des pistaches mixées.

3) Eplucher les pommes et les couper très finement, puis les disposer joliment sur les pistaches.

4)  Napper de miel et  saupoudrer des pistaches restantes.

5) Mettre au four th. 180 environ 25 min

Le p'tit truc: Tiède, cette tarte est encore meilleure!

Tarte fine aux pommes, pistaches et miel

Et vous, à quoi ressemble votre automne?

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