06 novembre 2009
Douceur au chocolat blanc et aux griottes
Tellement de douceur dans cette recette...
Tellement de bonheur dans l'assiette...
(Inspiré très librement d'après une idée d'Eryn: merci!)
Ingrédients (pour 4 pers.):
- 200 gr de fromage blanc
- 100 gr de sucre
- 50 gr de chocolat blanc
- 250 gr de griottes (ici congelées)
- 2 feuilles de gélatine
1) Faire dégeler les griottes au micro-onde.
2) Faire tremper les feuilles de gélatine dans de l'eau froide quelques minutes.
3) Pendant ce temps, faire fondre le chocolat blanc au bain-marie.
4) Mélanger le fromage blanc et 50 gr de sucre, puis ajouter le chocolat fondu.
5) Mixer 50 gr de griottes et faire chauffer le coulis ainsi obtenu.
6) Ajouter la gélatine préalablement essorée et mélanger doucement.
7) Mélanger le coulis de griottes avec la préparation au fromage blanc.
8) Disposer dans des verrines et laisser prendre au froid au moins 3h.
9) Faire revenir les griottes restantes avec leur jus de décongélation et 50 gr de sucre pendant quelques minutes à feu doux. Laisser refroidir.
10) Au moment de servir, démouler les verrines et servir avec les griottes en sirop.
Le p'tit truc: Servir bien frais! Les griottes en sirop apportent un délicieux contrepoint à la douceur de la mousse.
Si vous cherchez une autre recette à base de griottes, vous pouvez aller voir du côté des Bouchées moelleuses selon Régis Marcon ou du Clafoutis aux griottes et pistache, légère infusion de citron.
04 novembre 2009
Velouté de courge à la coriandre, mijoté à la franc-comtoise
Ca y est! Le froid est là et voilà revenu le temps des potages à déguster, brûlants, dans la cuisine embuée, remplie d'odeurs mitonnées et de parfums oubliés pendant les doux mois d'été...
Ingrédients (pour 4 pers.):
- un bon morceau de courge
- 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- une branche de céleri
- 4 pommes de terre
- 1 feuille de laurier
- coriandre moulue
- 1 saucisse de Morteau
- 2 c. à s. de crème fraîche
1) Eplucher et couper finement l'ail, l'oignon et le céleri. Les faire revenir quelques minutes dans un fond de beurre.
2) Quand ils ont pris couleur, ajouter la courge épluchée et coupée en gros morceaux. Faire revenir quelques instants.
3) Poser la saucisse dessus, ajouter le laurier et mouiller à hauteur.
4) Faire cuire à petits bouillon une vingtaine de minutes.
5) Oter la saucisse. Enlever un peu d'eau de cuisson et mixer le tout très finement. Ajouter la crème, mélanger, puis réserver.
6) Dans une casserole à part, finir de faire cuire la saucisse dans de l'eau bouillante, une petite 1/2h.
7) Au moment de servir, disposer la soupe très chaude dans les assiettes, saupoudrer de coriandre et présenter la saucisse coupée en petits dés à ajouter dans le velouté.
Le p'tit truc: Pour un plat encore plus gourmand, on peut ajouter des noisettes concassées à parsemer sur le potage: leur parfum se marie très bien avec la saucisse et la courge: c'est un régal!
Si vous cherchez une autre recette à partir de courges, vous pouvez aller voir du côté du Gratin de courges Butternut ou vous rendre sur le joli blog "Les petits plats de Nathalie" pour découvrir son Velouté de potiron.
03 novembre 2009
Chanson de la petite pomme!
Ma dernière recette (Pommes confites sur lit meringué, crème anglaise à l'anis vert) m' a fait songer à ce poème amusant de Pierre Gamarra que je vous partage aujourd'hui... à grignoter des yeux en accompagnement de ce superbe tableau de Cézanne!
Une pomme rubiconde
Une pomme rubiconde
Se pavanait, proclamant
Qu’elle était le plus beau
de tous les fruits du monde,
Le plus tendre, le plus charmant,
Le plus sucré, le plus suave,
Ni la mangue, ni l’agave,
Le melon délicieux,
Ni l’ananas, ni l’orange,
Aucun des fruits que l’on mange
Sous l’un ou l’autre des cieux,
Ni la rouge sapotille,
La fraise, ni la myrtille
N’avait sa chair exquise et sa vive couleur.
On ne pourrait jamais lui trouver une soeur.
La brise répandait alentour son arôme
Et sa pourpre éclatait sur le feuillage vert.
- “Oui, c’est vrai, c’est bien vrai!”
dit un tout petit vers
Blotti dans le creux de la pomme.
Pierre GAMARRA
27 octobre 2009
Pommes confites sur lit d'épices et couverture de meringue, crème anglaise à l'anis vert
Trois belles pommes devisaient gaiement dans leur panier d'osier.
- Je parie, disait la première, que je serai croquée, peut-être par ces jeunes enfants que je vois passer en courant, gourmands et joueurs.
- Moi, rêvait la seconde, j'ai vu passer de douces endives, un beau roquefort odorant et de belles noix de Grenoble, et j'aimerais les rejoindre et avec eux me marier, nous sommes si bien ensemble...
- Pensez-vous!, protestait la troisième, nous serons réduites en compote: c'est de saison, et, avec un peu de miel, nous adoucirons les gorges et régalerons les palais!
Ainsi échangeaient-elles, impatientes et coquettes, belles en leur verte robe... Mais soudain voilà la cuisinière:
- Que nenni, mes toutes belles!J'ai pour vous un tout autre projet! Mes beaux cercles tout neufs vous allez inaugurer! J'ai inventé tout exprès pour vous, mes jolies, une recette parfumée: un pain d'épices pour lit, des noisettes caramélisées en couverture, un duvet léger de meringue parfumée,... et pour vous accompagner une petite crème délicatement parfumée à l'anis vert...
Ingrédients (pour 4 pers.):
1) Pour le pain d'épice aux pommes:
- 2 pommes vertes
- 4 tranches de pain d'épices
- 1 petit verre de pastis
- 100 gr de sucre en poudre
- 30 gr de sucre glace
- 20 gr de beurre
- 30 gr de noisettes décortiquées
- 4 oeufs
2) Pour la crème anglaise à l'anis vert:
- 1/2 litre de lait (entier de préférence)
- 4 jaunes d'oeufs
- 100 gr de sucre en poudre
- une petite poignée d'anis vert
1) Eplucher les pommes et les couper en petits dés.
Les faire revenir dans 20 gr de beurre. Quand elles ont commencé à prendre couleur, les arroser avec la moitié du pastis et les flamber.
Ajouter 30 gr de sucre pour finir la cuisson et les faire caraméliser légèrement (attention, elles doivent être fondantes, mais pas fondues!).
Réserver ensuite dans un récipient à part.
2) Déglacer le jus de cuisson des pommes avec le pastis restant.
Couper les tranches de pain d'épices de la taille des cercles et les disposer au fond.
Les arroser avec le jus des pommes déglacé.
3) Mixer les noisettes. Les faire revenir rapidement dans une poêle avec 30 gr de sucre pour les faire caraméliser. Réserver.
4) Monter les blancs d'oeufs en neige et ajouter progessivement 40 gr de sucre en poudre et 30 gr de sucre glace.
5) Sur les tranches de pain d'épices, ajouter la brunoise de pommes, puis les noisettes caramélisées et enfin, délicatement, la meringue. Enfourner th. 180 environ 10 min.
6) Pendant ce temps, faire bouiller le lait avec l'anis vert. Laisser infuser un petit 1/4 d'heure.
7) Mélanger les jaunes d'oeufs avec 100 gr de sucre.
Filtrer le lait et le verser bouilant sur le mélange oeufs-sucre. Reverser dans la casserole, sur feu doux. Laisser épaissir en mélangeant sans arrêt, jusqu'à ce que la crème nappe la cuillère. Oter du feu et laisser refroidir.
8) Au moment de servir, démouler les cercles et servir tiède avec la crème anglaise bien froide.
Ce dessert est encore meilleur 24h après sa confection quand les arômes ont eu le temps de se développer! La crème anglaise à l'anis vert est un vrai délice: à faire et refaire souvent!
Si vous cherchez d'autres desserts à base de pommes, vous pouvez aller voir du côté de la Tarte chocolat, pommes et noix ou des Tartelettes croquantes pommes et noix, caramel au sirop d'érable.
26 octobre 2009
Toasts d'apéritif en rose et vert!
Un peu de vert pour la couleur.... Un peu de rose pour la douceur...
Du pain de mie pour le moelleux... Du guacamole pour le caractère... des crevettes flambées pour le croquant...
Voilà une petite idée pour l'apéritif, tellement vite faite, et tellement parfumée!
Ingrédients (pour 20 toasts):
- 5 tranches de pain de mie
- 1 petite boîte de guacamole
- 20 crevettes
- 1 petit fond de pastis
- 1 c. à s. d'huile d'olive
- 1 gousse d'ail
- un peu de paprika
1) Couper les tranches de pain de mie en quatre.
2) Les tartiner avec du guacamole.
3) Oter la tête et la carapace des crevettes. Les faire revenir dans l'huile d'olive avec la gousse d'ail épluchée et coupée finement. Quand elles ont pris couleur, les faire arroser du pastis et faire flamber.
4) Les disposer sur les toasts, saupoudrer de paprika et servir aussitôt!
Le p'tit truc: On peut prendre des crevettes sugelées pour gagner quelques minutes en cas d'apéritif improvisé!
23 octobre 2009
Crème de chou-fleur
D'accord, d'accord, j'ai eu des mots un peu durs pour le chou-fleur lors de mon post sur le Cake aux noisettes et au miel de châtaignier...! Alors, pour me faire pardonner (!), voici une recette toute bête comme chou, mais surtout toute douce comme fleur!
Ingrédients (pour 5-6 pers.):
- 1 gros chou-fleur
- 250 gr de fromage blanc
- 20 gr de beurre
- 2 . à s. de farine
- 4 jaunes d'oeufs
- 75 gr de gruyère râpé
- muscade, sel, poivre
1) Couper les bouquets du chou-fleur et les faire cuire à la vapeur une dizaine de minutes.
2) Quand le chou-fleur est cuit, le mixer finement.
3) Faire fondre le beurre à feu doux, ajouter la farine en pluie. Mélanger, puis incorporer le fromage blanc. Continuer la cuisson quelques minutes, en mélangeant sans cesse.
4) Hors du feu, ajouter le chou-fleur mixé, les jaunes d'oeufs, sel, poivre et une pincée de muscade.
5) Verser la préparation dans un plat, recouvrir de gruyère râpé et enfourner th. 190 une vingtaine de minutes. Servir bien chaud!
Le p'tit truc: Avec du cerfeuil, c'est encore meilleur!
Pour ceux qui cherchent comment utiliser les blancs d'oeufs restants, vous pouvez aller voir du côté des Macarons faciles à la mûres ou des Framboises gourmandes sur nid de meringues roses.
22 octobre 2009
Les noisettes sauvages
Mon dernier article (Cake aux noissettes et au miel de châtaignier) m'a fait songer au beau roman de Robert Sabatier, "Les noisettes sauvages". Olivier, le petit garçon des "Allumettes suédoises", après une année mouvementée chez son oncle et sa tante dans le Paris bourgeois des années 20, découvre le reste de sa famille, campagnarde, dans le village de Saugues. Il y découvrira des valeurs fortes, le sens de la terre et l'affection bourrue de grands-parents... Courez vite lire tout cette saga (5 tomes, je crois?), pleine de vie et d'enthousiasme, qui, de surcroît, nous donne à vivre toute l'ambiance des années 20 à 50!
Ici, je vous partage la fin du roman, quand Olivier, les vacances finies, quitte le village et ceux qu'ila rencontré et appris à aimer...
Les noisettes sauvages
"Au bour de la cour, Olivier se retourna et regarda vers la fenêtre. Ils étaient là, dans une buée, le pépé avec son chapeau rond sur la tête, son foulard au col, son gilet, la mémé devenue fluette. Ils étaient là comme sur une photographie d'autrefois, toute jaunie, toute racornie, et que le temps pouvait effacer.
Alors, Oliver marcha, les épaules fragiles, la tête baissée, dans la rue des Tours-Neuves, en poussant la byciclette. des noisettes boursoouflaient ses poches. Sur son front, autour de son nez, le soleil avait déposé des taches de rousseur. Son corps s'était armé de muscles, son esprit de forces nouvelles, et pourtant des ondes de détresse le traversaient, quelque chose tremblait en lui. Quelqu'un, ou bien le feuillage, ou ses amis, ou le village, ou le temps, murmura: "Au revoir, Olivier..." mais il ne l'entendit pas.
Au bout de la rue, quand il leva le menton, une brise légère rafraîchit ses joures humides.
Robert Sabatier
20 octobre 2009
Cake aux noisettes et au miel de châtaignier
Ca y est! le froid est là! On oublie les tomates confites (mon Mari m'a fait remarquer que je les utilisais beaucoup ces derniers temps: que voulez-vous, ça fait plus rêver que le chou-fleur, non?!), le basilic (enfin il tient encore un peu sur le balcon!), la tapenade,... et on se réfugie dans des valeurs sûres d'automne: ici, des noisettes et du miel bien parfumé pour un cake tout en douceur et en moelleux! A déguster en sirotant un thé bien chaud, le nez dans un bon bouquin...
Ingrédients (pour 6 pers.):
- 150 gr de farine
- 1 sachet de levure
- 150 gr de noisettes en poudre
- 60 gr de sucre en poudre
- 30 gr de miel de châtaignier
- 3 oeufs
- 150 gr de crème fraîche
1) Mélanger les ingrédients dans l'ordre!
2) Enfourner th. 220 pendant 5 minutes, puis th. 180 pendant 30 min.
Le p'tit truc: Bien enveloppé, ce cake se garde quelques jours sans problème!
Si vous cherchez une autre recette avec du miel, vous pouvez aller voir du côté de la Tatin mangue-pêches, coulis au miel et au romarin ou des Délices au miel et au citron.
19 octobre 2009
Marcel Pagnol et ses souvenirs d'enfance
Voilà un moment que je voulais glisser un petit texte de Marcel Pagnol, cet auteur souvent injustement jugé, puisque considéré comme "facile" ou encore "populaire"... Et pourtant que de beautés dans ses textes! Les dialogues de ses pièces de théâtre sont finement ciselés, les répliques fusent, pertinentes et insolentes. Ses romans, "Jean de Florette" et "Manon des sources" portent en eux la force des grandes tragédies... Et quant à ses souvenirs d'enfance, ce sont aussi un peu les miens, pour les avoir lus et relus tant de fois...
Aussi, je profite de mon précédent post ( Mini-cake à la tapenade et au thym) pour vous partager l'incipit de La gloire de mon Père...
Garlaban
Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers.
Garlaban, c'est une énorme tour de roches bleues, plantée au bord du Plan de l'Aigle, cet immense plateau rocheux qui domine la verte vallée de l'Huveaune.
La tour est un peu plus large que haute : mais comme elle sort du rocher à six cents mètres d'altitude, elle monte très haut dans le ciel de Provence, et parfois un nuage blanc du mois de juillet vient s'y reposer un moment.
Ce n'est donc pas une montagne, mais ce n'est plus une colline : c'est Garlaban.
Marcel Pagnol
15 octobre 2009
Mini-cakes à la tapenade, au thym et aux tomates confites
Quand on a la chance de vivre dans une région où les collines encerclent la ville...
Quand on a la chance que ces collines soient remplies d'herbes odorantes...
Quand on a la chance de pouvoir y mener ses petits bouts y galoper (et galoper soi-même!)...
Quand on a la chance de rentrer fourbus, dorés par le soleil, les jambes griffées par la garrigue... (ouf, plus de jupe courte en cette saison!), mais les sacs remplis de thym, romarin, pèbre d'ail, menthe poivrée,... tout un bouquet d'odeurs, de senteurs, de bonheur....
Ingrédients (pour 40 mini-cakes):
- 4 oeufs
- 100 gr de farine
- 1 sachet de levure
- 100 gr de tomates confites
- 50 gr de tapenade (noire de préférence!)
- 100 gr de pignons
- 80 gr de beurre
- 100 gr de jambon cru
- thym émietté
- 2 c. à c. d'huile d'olive
1) Faire revenir les pignons dans une poêle quelques minutes;
2) Mélanger la farine et la levure. Ajouter les oeufs, le beurre fondu et l'huile d'olive. Bien mélanger.
3) Ajouter les pignons, la tapenade, les tomates coupées en morceaux, le jambon coupé finement, le thym. Bien mélanger.
6) Huiler un moule à mini-cakes, verser la préparation et enfourner th. 190, environ 15 min.
Le p'tit truc: ne surtout pas saler, les ingrédients s'en chargent!
(Recette inspirée d'une recette trouvée dans le magazine "Cuisine et vins de France".)
A déguster en lisant (ou relisant!) "La gloire de mon Père" de Marcel Pagnol dont je vous mets un extrait ICI.


