Avec la vague de (très) grand froid qui s'est abattue sur notre pays ces derniers jours, rien ne vaut de rester chez soi, calfeutré, avec un bon bouquin pendant que dehors neige et vent se déchaînent... Vous êtes en panne d'idées? Voici quelques-unes de mes dernières lectures!

Jours tranquilles, brèves rencontres d'Eve Babitz

Le livre est construit autour de scènes croquées sur la côte ouest des Etats-Unis: un acteur qui fuit les studios le temps d'un match de base-ball, une starlette qui déteste sa célébrité, une grande villa remplie de luxe, d'alcool et de solitude,... Une très jolie écriture, légère et pétillante, qui sait mêler tragédie et ironie mordante.

"Je ne suis pas devnue célèbre, mais je m'en suis suffisamment approchée pour sentir les relents du succès. Ca sentait le tissu cramé et les gardénias rances, et j'ai compris que ce qu'il y avait de véritablement affreux avec le succès est qu'il ait représenté pendant toutes ces années ce qui viendrait tout arranger" (p.77).

Le sumo qui ne pouvait pas grossir d'Eric Emmanuel Schmitt

Jun est un adolescent en révolte qui rejette le monde entier. Il vit dans la rue où il est repéré un jour par Shomintsu, un maître du sumo, qui décèle un "gros" en lui. Petit à petit, Jun va se laisser captiver par cet univers dans lequel il va découvrir un vrai art de vivre et une philosophie de la sagesse. Grâce à cette rencontre, s'entrouvre un avenir...

"Alors que j'étais maigre, long, plat, Shomintsu s'exclamait en passant devant moi: Je vois un gros en toi!

Exaspérant! De face, j'avais l'air d'une peau de hareng séchée sur des bois d'allumette; de pofil... on ne pouvait pas me voir de profil, je n'avais été conçu qu'en deux dimensions." (p.1)

Incendies de Wadji Mouawad

Les jumeaux Jeanne et Simon apprennent, au décès de leur mère, qu'ils ont encore leur père qu'ils ne connaissent pas, ainsi qu'un frère, dont ils ignoraient l'existence. Ces révélations les plongent subitement dans de noirs secrets de famille au coeur des violences de la guerre du Liban. Leur enquête va les conduire à contempler l'horreur dans ce qu'elle a de plus sombre...Une pièce de théâtre brûlante, fascinante, mais à éviter pour les âmes sensibles!

"Lorsqu'on vous demandera votre histoire, dites que votre histoire, son origine, remonte au jour où une jeune fille revint à son village natal pour y graver  le nom de sa grand-mère Nazira sur sa tombe. Là commence l'histoire." (p.132)

" L'enfance est un couteau planté dans la gorge et tu as su le retirer. A présent, il faut avaler sa salive." (p.130)

Et vous, quelles sont vos dernières lectures?