L'avantage, avec les vacances, c'est qu'on a plein de temps pour bouquiner... Oui, mais... ce ne sont plus les vacances!

Tant pis, il faut faire semblant et se garder encore du temps pour lire, lire, lire! 

A la recherche d'idées?... Voici quelques-unes de mes dernières lectures, certaines guidées par vos gentils messages et conseils! Merci, je suis toujours preneuse de ce genre d'avis!

La femme de nos vies de Didier Van Cauwelaert

Un jeune adolescent est interné dans un centre pour jeunes "déficients mentaux" dans l'Allemagne nazie de 1942. Il devient ami avec David, un jeune juif surdoué. Mais voilà qu'Hitler demande l'élimination de tous les jeunes du centre. Arrive alors une étonnante jeune femme, Ilsa Schaffner. Elle a le droit de sauver un enfant du centre, un seul...

Extrait: "Pour arrêter la barbarie, il n'y a que l'intelligence. La connaissance de la vraie réalité du monde. La raison profonde de la vie. Le secret qu'on a découvert, ma mère et moi. Le secret qui arrête les guerres. Il est à toi, maintenant. Tout est dans le livre. Dans le texte et dans les notes. (...) Pour l'instant, ils ne s'intéressent qu'à la bombe. La bombe atomique qu'Albert Einstein est en train de mettre au point. (...) Alors tu vas leur donner ce qu'ils attendent. Leur faire croire que c'est ça, ton secret. La fission de l'uranium." (p.46)

Le collier rouge de Jean - Christophe Ruffin

Dans une petite ville de province, un héros de la guerre est retenu prisonnier dans une réserve secrète. Devant la porte, un vieux chien aboie nuit et jour, à tel point qu'un juge va venir s'entretenir avec l'homme: qui est ce chien? Pourquoi lui est-il autant attaché? Un beau roman avec une puissante réflexion sur la notion d'honneur.

Extrait: "Pendant ma permission, j'ai beaucoup lu. La guerre m'avait changé. Je n'imaginais pas que tout cela pouvait exister. (...) Il fallait que je trouve des réponses. Je voulais savoir ce que d'autres avaient pu comprendre de la guerre, de la société, de l'armée, du pouvoir, de l'argent, de toutes ces choses que je découvrais." (p.109)

La place d'Annie Ernaux

La narratrice raconte la mort, puis l'enterrement de son père. A partir de là, elle dresse un portrait, tout en esquisses et suggestions, de la France travailleuse et populaire et se demande pourquoi, étant devenue professeur de français, elle peine à trouver sa place entre sa famille où elle ne se reconnaît pas et son nouveau foyer bourgeois où elle se sent étrangère. Des scènes juste saisies, entre émotion et simple peinture... 

Extrait: " On se fait photographier avec ce qu'on est fier de posséder, le commerce, le vélo, plus tard la 4 CV, sur le toit de laquelle il appuie une main" (p.39). "Enfant, quand je m'efforçais de m'exprimer dans une langue châtiée, j'avais l'impression de me jeter dans le vide." (p.44).

Bonnes lectures!