Les vacances approchent à grands pas! Peut-être cherchez-vous un bon bouquin à emmener sur les pistes ou à savourer au chaud, blotti devant un feu de bois? Et pour ceux qui n'ont pas de congés, pas de souci: lire après une grosse journée de travail est le meilleur délassement! 

Voici donc quelques-unes de mes dernières lectures...

 

Le joueur d'échecs de Stéfan Zweig

En 1941, le narrateur, à bord d'un paquebot, assiste à la rencontre entre le champion du monde d'échecs et un mystérieux joueur qui est le seul à réussir à le battre, mais semble pourtant très malheureux de jouer. Le narrateur va découvrir l'effroyable histoire de ce joueur. Par le biais de cette fiction, Zweig dénonce toute l'horreur de la barbarie nazie.

Extrait: "Mais, si dépourvues de matière qu'elle paraissent, les pensées ont aussi besoin d'un point d'appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle." (p.56)

Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

Ce roman épistolaire raconte 24h de la vie d'une femme qui se croit trahie par son amant. Durant un jour et une nuit, elle lui écrit sans cesse, passant par toutes les étapes de l'amour et de la haine. Ce roman devient ainsi un vrai traité de la jalousie et de toutes ses subtilités.

Extrait: "C'en est fait! Tout est perdu cette fois: amour, honneur, tout... Le coup a été affreux; mais il est un bienfait du Ciel: il m'a rendue à moi-même, j'ai retrouvé tout mon courage". (p.107)

L'ignorance de Milan Kundera

Il est toujours très difficile de résumer un roman de Kundera! Disons qu'il y est question de destins croisés, d'émigration entre Paris et Prague, de savoir trouver sa place (ou pas) dans un pays, une famille. Et enfin de personnages marquants comme Josef et Iréna, et celui, ironiquement tragique, de Milada.

Extrait: Ca n'a aucun sens de leur raconter tout cela. Récemment encore tout le monde se disputait, chacun voulant prouver qu'il avait souffert plus que l'autre sous l'ancien régime. Tout le monde voulait être reconnu victime. Mais ces compétitions de souffrance sont terminées. Aujourd'hui, on se vante du succès, pas de la souffrance. Si on est prêt à te respecter, ce n'est pas pour ta vie difficile, mais parce qu'on te voit avec un homme riche à tes côtés." (p.43)

Et vous, avez-vous des livres à me conseiller?